Pour ce deuxième volet de la semaine des bilans, je voulais faire un résumé de ma journée du mardi 1er mai qui m'a renforcé dans ma croyance: j'ai la tête en l'air et je suis vraiment
poisseuse.
Mardi était jour de grande sortie avec un groupe d'amis qui constitue un petit club sympa de tuning. Direction Chambley (en Meurthe-et-Moselle) pour le grand GTI tuning de l'Est 2007
(il n'y avait pas que du tuning, il y avait également des shows, des courses de dragsters, du drift, du run, du spl, un peu de tout. Cet évènement durait en fait 4 jours, mais nous n'y sommes
allés qu'une journée) Pour réussir à avoir des bonnes places là-bas et pour ne pas nous taper toute une file d'attente pour accèder au site, nous devions nous rejoindre à 6h20 devant chez un
couple d'amis, charger nos voitures des glacières, barbecue et tout le nécessaire, et partir de suite. Comme Chérichou est un spécialiste du retard, et qu'il habite à 20km de chez nous, je lui ai
proposé de dormir à la maison, pour être à l'heure et pour qu'il ne se lève pas encore plus tôt.
Donc Chérichou arrive lundi soir, je finis de préparer ma salade de coquillettes au thon (qui a eu grand succès), je prépare mes dernières affaires pour le lendemain, et dodo time vers
minuit! Ouch! Ca va être dur! Nous devions dormir dans le salon sur le canapé, avec les 3chats (oui, j'en ai un de plus depuis le dernier article!) dans les pièces du rez-de-chaussée (je n'ai pas de
portes séparant les pièces) Evidemment, mes chats dorment la journée, et courent partout la nuit. Et le canapé était dans le passage de leur marathon...Tout la nuit, nous avons eu le droit à
des chats nous sautant sur la tête, les jambes, glissant et s'accrochant joyeusement avec leurs griffes sur nous! Ils se calment enfin, nous dormons...Jusqu'à 4h, quand j'ai entendu un énorme
"Boum", je me lève, je vais voir...Direction la salle de bain...Le carnage! Chérichou a oublié de fermer la porte, alors que c'est la seule pièce où Pikatchu, notre canari peut espérer vivre en
paix avec 3 minous à la maison...La cage était tombé contre la machine à laver, le pot de fleurs à côté n'a pas survécu, le joli papyrus de maman que Nuss apprécie beaucoup a été dévoré,
complétement déformé...4h du matin et me voilà munie d'une pelle, d'une balayette, et des yeux qui n'étaient pas en face des trous. Allez, courage! Je retourne me coucher pour dormir peu de
temps. Le réveil sonne, je le coupe et nous nous rendormons. Zut! Il est 6h! Debout! Je file à la salle de bain, Chérichou va faire chauffer sa voiture. Et là, je m'aperçois qu'il a laissé la
porte d'entrée ouverte! Les chats! Ils ne sont jamais sortis! Je l'ai cherche partout à la maison! Il n'en reste qu'un! Je fais le tour de la rue pour les ramener à la maison! Nulle part! Je suis
mal! Mes parents voulaient attendre encore un peu pour qu'ils s'habituent à nous et reviennent d'eux-mêmes une fois sortis. Je laisse un mot à mes parents, pour les prévenir que Nuss et Minouch
se sont sauvées. (Elles sont rentrées quelques heures plus tard) Tête en l'air que je suis, j'avais oublié de le prévenir de tout ça: attention à la salle de bain, refuge de l'oiseau, et
à la porte d'entrée.
Bon, il est 6h30! En retard de 10minutes et nous ne sommes pas partis encore! Allez, on se dépêche! J'attrape mon sac, la valise-table de camping, ma veste, la thermos et ma salade, on charge la
voiture, et on y va! Arrivés au point de rdv, je me rends compte que j'ai oublié de prendre les couverts! On est bons pour manger avec les doigts! Ca commence bien! Bon, on se débrouillera avec
les autres. On dit bonjour à tout le monde, on charge les voitures comme on peut (ce qui est bien avec les voitures tunnées, c'est que souvent les coffres sont inutilisables, ou on ne peut
pas trop les charger puisqu'elles sont déjà trop rabaissées...) Allez! On file chercher nos baguettes, et go! Tout se passe bien sur la route! On arrive sur le lieu du meeting, on doit
traverser une longue route sinueuse, pleines de crevasses! Génial! Nous passons difficilement, en zig-zaguant comme nous pouvons! Bordel! Ils ne pouvaient pas refaire la route en sachant que des
voitures rabaissées allaient arriver? Je ne sais pas comment certains ont fait pour passer!
Nous devons attendre plus d'une heure avant que les guichets n'ouvrent! Nous y arrivons enfin! Mais nous sommes séparés! Une de nos voitures ne peut rentrer car est d'origine! On va donc se
placer, on attend nos amis qui doivent traverser cette ancienne base militaire...Une fois réunis, nous allons donc faire un tour! Brrr, il fait froid! Le vent est glacial! Le barbecue n'était
donc pas très facile à faire. Trop de vent, trop difficile de tout tenir. Même nos assiettes s'envolaient (celle de Chérichou a attéri joyeusement sur sa tête, la mienne sur mon
bras! Sympa), nos gobelets ne cessaient de se renverser, les cheveux des filles flottaient dans le vent ce qui était super pratique pour manger (Je me demandais pourquoi je m'étais
coiffée le matin)...Bref, une bonne partie de rigolade pour réussir à manger.
Le soleil se lève, il fait bon, mais le vent est toujours présent, toujours glacial. Nous tentons de nous mettre en tee-shirt dès que le vent se calmer, nous remettions nos vestes dès qu'il le
fallait. J'avais oublié ma crème solaire (et oui, j'ai tout oublié ce jour-là) et je pensais de pas en avoir besoin...Nous nous promenons au milieu des carosseries, des stands, des
shows. Le soleil ne semble pas trop taper...Avec Chérichou et un ami, nous allons voir un show sur des tribunes puis rejoignont nos amis à notre emplacement...Et là, je ris doucement de les voir
tous un peu rouge dans la figure. Je me disais que pour une fois, ce n'était pas moi la
victime! Et bien, c'était sans compter sur les camarades qui me regardaient tout sourire, me signalant que j'étais bien rouge également...Et le fou rire quand je me suis tourné et
quand ils ont vu le coup de soleil ridicule: le tee-shirt n'allait pas tout à fait en bas du dos, et il restait un petit rectangle de peau à nu...là où le soleil m'a joué un vilain tour! Me voilà
avec une jolie marque en bas du dos! Dans le genre marque de bronzage ou de coup de soleil, je fais fort!
Nous remballons nos affaires pour retourner près de chez nous pour manger dans un endroit plus tranquille, plus calme. En rangeant ma valise-table, je me rends compte qu'une des sécurités de
celle-ci est bloquée! J'appelle un homme à la rescousse pour qu'il me file un coup de main...La sécurité a été enlevée mais cassée...Bon, dans la famille Malchance, je demande Gren!
Nous sortons de la base, roulons tranquillement. Mais Chérichou veut accentuer encore ce sentiment de poisse: il oublie de cedez le passage à une voiture, qui a réussi à nous éviter...On se
calme, on respire, on va rentrer vivant, ça va aller! Zeeeeeen! Nous arrivons à destination! Zut! Il y a plein de monde! Ouf, nous trouvons un endroit où pouvoir faire un barbecue. On s'installe,
tout va bien jusqu'au moment de sortir le charbon de bois...Il nous en manque! Allez, on reprend la voiture pour aller en chercher. Le feu a du mal à prendre mais tout va bien. A part ces
satannés moustiques qui nous en veulent. Les visages rouges, nous nous préparons à manger. Certains d'entre nous (moi inclus), ne se sentent pas très bien, ils ont très froid et très
chaud, mal à la tête. Insolations quand tu nous tiens...
Fin de notre journée, nous rentrons entier, fatigués, tremblant, pas très bien, mais nous sommes entiers. Mardi nous étions rouges, une semaine après, nous pelons tous. La mutation commence...Je
perds ma peau, et j'aimerais perdre ma poisse en même temps...
Bilan pour mes chats...
Depuis leur petite escapade matinale, nous les laissons sortir, et ils en sont heureux. Ils rentrent à la maison quand ils le veulent sans qu'on ait besoin de leur courir derrière. Un bon point
ça!
Malheureusement, Minouch fait des siennes. C'est le dernier chat que nous avons récupéré. Elle était dans la rue, surement perdue et ne trouvait plus son chez soi. Visiblement habituée à être à
l'intérieur nous avions peur qu'elle se fasse écraser. Nous l'avons accueillie, prévenant le refuge du coin que nous l'avions trouvée et que si quelqu'un la cherchait, elle était chez nous. 3
semaines, et personne ne la réclame. Nos deux chats récupérés à la SPA sont stérilisés, castrés, donc pas de problème de ce côté-là...Mais pas Minouch, qui, en plus, est en chaleur...ce que nous
ne savions pas. Elle s'est trouvé un amoureux, qui ne la lache plus, et qui la nuit, vient même pleurer devant la porte l'appelant par ses miaulements pour assouvir ses désirs sexuels...C'est
beau l'amour...Mais c'est beau de pouvoir dormir en paix aussi...
Comme certains me réclamaient des photos, les voici: (Dans l'ordre: Fakir, Nuss, Minouch)
Ayant beaucoup de bilans à faire, et plutôt que mon article soit trop long et que je désespère certains d'entre vous, je me décide à faire une semaine de bilans de
toutes sortes.
Aujourd'hui, je voudrais faire un petit bilan de cette semaine lorraine. Un bilan-introduction-conclusion en fait.
The Super Trouper et Stella avaient décidé de faire leur semaine (suèdoise et italienne) et m'ont proposé de faire la mienne, et
j'ai accepté. Mais pourquoi la semaine lorraine? Tout simplement parce que c'est ma région natale, mes racines, parce que je suis peut être chauvine sur les bords de ce côté-là, parce que je suis
fière de mes origines. Parce que je trouve que c'est une région qui a une histoire à elle toute seule qui mérite d'être connue.
Lorraine depuis 8 générations, je suis imprégnée de son histoire, de ses paysages de fer, de ses traditions, de ses recettes culinaires, de ses architectures, de
tout ce qui fait un lorrain.
J'aime ma Lorraine pour ce qu'elle est et ce qu'elle n'est plus. J'aime qu'on raconte le temps passé de cette région, l'effervescence aux sorties d'usine, des mines,
la vie qui était mieux, celle qui était plus simple. J'aime parler de cette région qui ne cesse de changer, j'aime parler de mon pincement au coeur lorsque je vois ses usines éteintes qui ne
fument plus, ses maisons qui s'écroulent parce que les mines sont en ruines.
J'aime me souvenir de cette vieille allemande qui habitait au coin de ma rue, et qui, en été, s'installait sur le bord de sa fenêtre, avec nous, les enfants du
quartier, assis devant chez elle, à l'écouter nous raconter la guerre, la vie sous l'occupation, la vie des enfants à cette époque ici-même, la vie de la ville, du quartier et de ses habitants.
J'aime discuter avec ses personnes âgées qui sont encore là pour nous expliquer, nous raconter.
J'aime que l'on ressente l'histoire de la région rien qu'en marchant dans la rue: entendre différentes langues à chaque fenêtre...italiens, portugais, polonais,
espagnols, maghrébins, turcs...Tout se mélange dans une région métissée, où peu de personnes peuvent encore se dire "purs lorrains", où les différentes cultures se cotoyent, se mixent, se
partagent.
Alors, cette semaine lorraine m'a plu (je ne sais pas si elle vous a plu également. A certains surement puisqu'ils ont commenté, à d'autres peut être moins puisqu'il
y a eu peu de réactions), elle m'a même donné envie de me remettre à jour sur mon blog sur la Lorraine. Elle m'a prouvé que j'avais encore énormément de choses à dire, des choses intéressantes,
et que c'était même important de le faire. Il est important de laisser ses témoignages, que rien ne s'efface, que rien ne s'oublie...
Un deuxième et court bilan pour aujourd'hui: un bilan politique. Oui, je me suis jurée de ne plus en parler, et je n'ai pas l'intention d'en faire tout un discours.
J'ai eu ma dose ces derniers mois, et là, je n'en peux plus! Non je vais juste raconter une petite anecdote qui s'est déroulée samedi après-midi alors que je donnais un cours à une gamine de
9ans. Ca prouve que nul part je suis tranquille, on ne peut s'empêcher de parler politique.
Elle: " Dis, tu vas voter demain?"
Moi: "Oui, bien sûr"
Elle: "Pour qui?"
Je lui réponds que je ne sais pas encore. Je ris un peu en lui disant que c'était drôle de voir une fillette de son âge me parlait politique.
Elle: "De toute façon, Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, c'est pareil, c'est tous des pourris!"
La vérité sort de la bouche des enfants! Bref, la gamine avait fait un cours de politique à l'école avec le maître qui leur avait expliqué les grandes notions des élections (vote blanc, urne, isoloir, parti politique) Pour une fois que j'ai ri en parlant politique! Merci à toi, C. ;)
La légende du Graoully est un des plus connues de la région. Elle semble vouloir représenter la destruction des religions païennes par le christianisme.
Le Graoully (de l'allemand "graulich" qui signifie "terrifian") était un dragon légendaire qui sévissait sur Metz à l'époque des premiers chrétiens (entendez ici le IIème siècle). Il terrorisait le pauvre peuple messin.
Il avait un aspect repoussant. Il ressemblait plus au Linnorm scandinave qu'au dragon indo-européen que l'on connait tous. Pour information, le Linnorm est un serpent géant (3m de long) doté de pattes griffues à l'avant, d'une longue queue pointue et d'une tête de dragon surmonté d'une collerette d'écailles de flamme. Bref, notre dragon ressemblait plus à ça puisqu'il n'avait pas d'ailes et se déplacer en rampant( ou en volant, selon les versions. Dans certains récits, il ne peut pas marcher par terre car ses pattes étaient trop courtes et n'étaient pas pourvues de griffes), dévorant au passage tout ce qu'il trouvait (des biens et des personnes). Paraitrait que son nom vient du fait qu'il ressemble étrangement à un rugissement. En tout cas, nulle flèche, nul javelot ne pouvaient traverser sa carapace d'écailles.
Mais c'était sans compter le grand personnage de l'histoire: Saint-Clément, premier évêque, qui avait de grands pouvoirs de conjuration du mal. Le dragon avait élu domicile dans l'ancien amphithéâtre romain ou aux arênes (qui est aujourd'hui le quartier de la gare). Ce lieu abandonné était infesté de serpents de toutes tailles, de toutes sortes. Il fallait vaincre le dragon Graoully, et ce fut lui qui s'attela à la tâche. Au terme d'un combat épique (oui, les combats sont toujours épiques dans les légendes!), Saint-Clément enfonça sa crosse dans le coeur de la bête qui succomba.
Des preuves? Et bien, au Xème siècle encore, un moine de l'Abbaye de Saint-Arnould écrivit:
" Alors Saint Clément ôta son étole, en lia le plus gros des serpents -le Graoully- le traîna devant son peuple et lui ordonna de se jeter à l'eau et de disparaître à jamais avec tout sa bande infernale. Et le bon Evêque, tirant avec son étole le monstre vaincu, le mena noyer dans la Seille."
Très héroïque non? Saint-Clément: un vrai dompteur de dragon! A noter que la légende diffère sur la mort de la bête: dans la première version, elle meurt par le coup de crosse de l'évêque, et dans la deuxième, elle meurt noyée. Dans la deuxième version, le dragon ne semble craindre que l'eau, et c'était donc son point faible. Lorsque Saint-Clément fut devant le monstre, il lui tendit la main ce qui le surprit et le fit hésiter. C'est à ce moment-là qu'il choisit de passer l'étole autour du cou du dragon, qui bougea et ne provoqua que ce que l'évêque attendait: il enroula l'étole autour de son cou. Le vainqueur n'eut plus qu'à serrer et à faire un noeud et à la traîner hors de l'enceinte de l'amphithéatre vers les bords de la Seille où il jeta le dragon.
Bref, le Graoully est, depuis, devenu un symbole de la ville de Metz. Au cours de l'histoire, on retrouvera souvent le dragon. En effet, jusqu'au XIXème siècle, son effigie (sous forme de dragon) était promenée dans la ville puis était fouettée par les enfants (ça devient moins épique là).
Encore aujourd'hui, on retrouve ce symbole dans la cathédrale de Metz,
mais aussi sur le blason du FC Metz.
Il a même donné son nom à un prix littéraire qui récompense les auteurs de science-fiction: le graoully d'or.
Enfin, une des rues de la ville doit son nom à cette légende: la rue Taison (près de la cathédrale). Les gens n'osaient pas sortir le soir, (même en journée d'ailleurs). On pouvait y entendre ce refrain permanent: "Taisons, taisons-nous, voilà le Graoully qui passe" D'où le nom de la rue où l'on peut même voir de façon quasi permanente une sculpture accroché en l'air...
Au numéro 10 de la rue de Chêvremont, une petite sculpture le représente dans la pierre.
La légende raconte aussi que la gare (construite sur les ruines du fameux amphithéâtre) cache dans ses tuiles quelques écailles du dragon...
Je pourrais vous parler longuement de la littérature lorraine. Et pourtant, je ne me consacrerais principalement qu'à deux auteurs qui me tiennent à coeur et qui reflètent bien la région et son histoire.
Sachez tout de même qu'il existe de nombreux ouvrages sur la région, son histoire, sa culture, sa gastronomie, ses traditions. Beaucoup trop d'ouvrages et d'auteurs pour les référencer ici. Vous pourrez en trouver quelques uns sur mon blog consacré à la Lorraine dans la catégorie littérature. Il existe également de nombreuses revues lorraines que vous trouverez ici.
Mais avant de vous en dire plus, je vous parlerai quand même des principaux auteurs.
Commençons par Madame de Graffigny. Ce nom ne vous dit rien? C'est normal. Elle est née en 1695 à Nancy, et à cette époque, les femmes écrivains n'étaient pas très bien vues. Et pourtant, elle était une amie de Voltaire avec qui elle vécut dans la château de Cirey. Elle est l'auteur des Lettres d'une péruvienne (1747) et de Cénie (1750), drame sur la condition féminine. Elle est l'auteur de nombreux journaux intimes et de correspondances qui remplissent pas moins de 14 volumes.
Edmond et Jules de Goncourt sont des frères qui ont marqué la littérature. Nés au XIX ème siècle à Nancy, ils écrivirent une bonne partie de leurs oeuvres ensemble. Ils firent partie du mouvement naturaliste, et furent les amis de Zola, Maupassant, Daudet... Edmond de Goncourt fut le fondateur de l'académie Goncourt. Leur oeuvre la plus lue est Le journal sous-titré Mémoires de la vie littéraire composé d'une suite de notes plus ou moins brèves.
Paul Verlaine, sans doute le plus connu des écrivains lorrains, est né à Metz en 1844. Le poète de la musique ("De la musique avant toute chose"), de celui qui mêle les mots à la mélodie, mais aussi à la peinture (Romances sans parole étant de véritables tableaux impressionnistes) Il quittera son épouse pour suivre Rimbaud en Angleterre et en Belgique. Pendant ces voyages, il écrira le recueil cité précédemment. (Il écrivit tout de même avant celui-ci différents recueils: Parnasse contemporain, Poèmes saturniens, Fêtes galantes) Il sera condamné pour avoir tirer sur Rimbaud pendant une dispute. En 1883, il publie, dans une revue, une série des poètes maudits qui le fera connaître, et lui donnera comme Mallarmé la réputation de maître et de précurseur.
Maurice Barrès est né en 1862 à Charmes dans les Vosges, écrivain et politique. Il écrivit Le culte du moi exaltant les valeurs individualistes, la recherche des expériences, mais évolua peu à peu vers le nationalisme républicain avec un certain attachement aux racines et à la terre natale (d'où l'écriture des Déracinés et des Bastions de l'Est entre autres) En 1906, il fut élu à l'Académie Française. Il encouragea les débuts littéraires de François Mauriac et de Louis Aragon.
Philippe Claudel est né en 1962 à Dombasle-sur-Meurthe. Il est professeur de lettres à Nancy en plus d'être écrivain. En 2003, il obtient le prix Goncourt pour sa nouvelle Les petites mécaniques. Il a reçu plusieurs prix, comme le prix Marcel Pagnol ou encore le prix France Télévision en 2000. Je vous en ai parlé dans l'article sur la musique et le cinéma en Lorraine, il est l'auteur des Ames grises (2003) adapté au cinéma en 2005.
Maintenant, passons aux deux auteurs sur lesquels je voudrais me pencher un peu plus. Il s'agit surtout de deux oeuvres qui m'ont plu, sur la lorraine, sur ce qu'il s'y passe, sur la vie des lorrains. Il s'agit de Les derniers jours de la classe ouvrière d' Aurélie Filipetti et de Daewoo de François Bon.
La quiche lorraine est le plat emblématique de la région, plat largement diffusé de nos jours. Il s'agit d'une tarte salée généralement consommée chaude en entrée, mais il est possible de la servir lors d'apéritifs.
Ingrédients pour une quiche:
- 250 g de poitrine de porc fumée
- 1 pâte brisée
- 3 oeufs entiers
- 2 jaunes d'oeufs
- 25 cl de crème fraîche épaisse
- 20 g de beurre
- sel, poivre noir, muscade
Préparation:
Préparation du fond de la quiche:
- Enfoncer la pâte brisée dans un moule à tarte préalablement beurré
- Badigeonner la pâte dans le fond du moule avec du jaune d'oeuf et percer des petits trous dans la pâtes avec une fourchette
- Placer le fond entre 5 et 10 minutes dans un four préalablement chauffé à 200° pour bien imperméabiliser le fond.
Préparation de la garniture (appelée migaine):
- Débiter votre poitrine de porc en lardons en prenant soin de retirer la couenne et les cartilages.
- Faire blanchir les lardons en les plongeant 3 minutes dans de l'eau bouillante.
- Egoutter les lardons.
- Placer la couenne du lard dans une poêle à feu très vif.
- Laisser fondre la graisse de la couenne.
- Ajouter les lardons dans la poêle et les laisser revenir 2/3 minutes en prenant soinde ne pas les laisser blondir.
Dernières préparations:
- Battre les oeufs et la crème.
- Ajouter de la muscade fraîchement râpée.
- Mélanger le tout de manière à obtenir un mélange homogène et légèrement mousseux.
- Saler et poivrer à votre convenance.
Cuisson de la quiche:
- Dans le fond de pâte précuit, disposer les lardons.
- Recouvrir jusqu'au 2/3 de la hauteur avec le mélange d'oeufs.
- Enfourner et cuire au four pendant 20 à 30 minutes à 200°
Petits plus: La recette traditionnelle ne contient pas de fromage, mais vous pouvez toujours en ajouter (200g de gruyère rapé par exemple).
Pour alléger le tout, vous pouvez utiliser un mélange "100 g de lard et 150g de talon de jambon"
Pour accompagner votre quiche, un petit vin mosellan fera l'affaire (rouge ou rosé) ou encore un gris de Toul
La quiche lorraine vous laisse un grand choix dans sa composition, donc n'hésitez pas à innover! A vos fourneaux!
Allons donc faire un tour dans la gastronomie sucrée! Je vais vous parler des spritz (gâteaux de Noël lorrains ou alsaciens, enfin bref, du Grand Est) qui font ma grande joie à l'arrivée des fêtes. Oui, je suis gourmande, et alors? Y a pas de mal à se faire du bien, ni à manger des cochonneries bien trop bonnes pour y résister!
Ingrédients et matériel:
- 800 g de farine
- 3 oeufs
- 250 g de sucre
- 500 g de beurre
- 1 sucre vanillé
- 1 pointe de couteau de levure chimique
- 200 g de noix de coco rapée ou de poudre d'amandes ou de noisette ou d'extrait de vanille (ou de ce que vous voulez puisque la recette est très ouverte sur le parfum)
- 1 hachoir à viande muni de l'élément spécial Spritz (il est aussi possible d'utiliser une poche à douille mais c'est moins pratique puisque la pâte est assez épaisse)
Préparation:
- Blanchissez le beurre avec le sucre.
- Continuez à battre en rajoutant les oeufs un par un puis la farine petit à petit.
- En cours de rajout, incorporez la levure à l'aide d'une petite passoire et ensuite le sucre vanillé.
- Une fois la pâte lisse, finissez en rajoutant la noix de coco (ou les ingrédients du parfum de votre choix)
- La pâte prête, mettez à reposer une nuit, recouverte, dans le frigo.
- Le lendemain, sortez la préparation et passez la dans le hachoir afin de faire des biscuits de la forme que vous voulez.
- Mettez au four environ 10 à 15 minutes. Surveillez bien la cuisson car les biscuits doivent avoir une couleur claire et non pas brune.
- Laissez les refroidir et faites plaisir à vos papilles!
Pour les grands gourmand(e)s, il est possible de rajouter du chocolat comme sur les spritz que vous achetez en magasin déjà prêts.

Pour cela, faites fondre 100 g de chocolat noir au bain-marie. Trempez chaque spritz dedans pour les couvrir à moitié. Et laissez prendre à température ambiante.




