Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire,
Ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
Membre de la Secte des Trois Mousquetaires à la Porte Ouverte
Dans le bus en revenant de Maastricht, j'écoutais cette chanson, et j'ai pensé à d'autres paroles...
Qu'est ce qu'on risque à passer pour des fous
La société fera toujours de nous
Des loosers
Des loosers.
Chacun
Son monde à part,
Ses colères et son désespoir
Pour ailleurs,
Un monde moins pire,
Ce sera en 2007 Une génération qui n'attend plus rien
2007, où l'on va.
Déjà en 1968 Sans illusion, et sans lendemain
2007, c'est p'tet la fin.
Qu'importe ceux qui ne sont pas des exemples,
Se rejoignent, se suivent et se ressemblent
Les menteurs
Les menteurs*
Faut bien
Les protéger,
Ces couleurs qu'on porte et nos bons droits,
Question de mois,
Non, c'est pas le bonheur,
Ce sera en 2007 Une génération qui n'attend plus rien
2007, où l'on va.
Déjà en 1968 Sans illusion, et sans lendemain
2007, c'est ptet la fin.
Ce sera en 2007 Une génération qui n'attend plus rien
2007, où l'on va.
Déjà en 1968 Sans illusion, et sans lendemain
2007, c'est ptet la fin.
C'est ptet la fin...
*oui, oui, les menteurs, c'est bien les politiques. Moi, prôner un nouveau mai 68? Rooo même pas vrai! :)
Je me réveillai avec ce sentiment étrange qui m'étreint à chacun de ces rêves surprenants. Ma grand-mère nous a quittés depuis maintenant sept ans mais elle est toujours à mes côtés et se manifeste dans mes rêves lorsque j'ai besoin de ses conseils. Elle a toujours été de bons conseils, elle a toujours guidé mes pas, elle a toujours été là pour moi. Elle continue souvent dans mes songes, elle sait quand j'ai besoin d'elle.
Je me concentrai pour tenter de me souvenir de ce rêve étrange, pour tenter de trouver la clef de ce qu'elle essayait de me faire comprendre. Je me promenais seule dans une forêt digne d'un conte de fées: des fleurs aux couleurs flamboyantes, des arbres aussi hauts que les gratte-ciels de New-York. C'était moi, mais petite fille, avec la jolie robe bleue que j'aimais tant, mes longs cheveux de jais dans lesquels maman me nouait toujours un flot assorti à ma robe. J'étais seule, mais je n'avais pas l'air perdu. Je n'avais pas peur parce qu'une voix me guidait: celle de ma grand-mère, rassurante et douce.
- Avance jusqu'au croisement des chemins, Marwena.
J'avançais, confiante. Je n'avais aucune raison de me méfier puisque Grand-Mère m'épaulait. Je souriais à la vue de ces animaux qui me regardait progresser dans cette forêt féerique. Je me sentais légère, la fatigue ne m'atteignait pas, j'avais l'impression de voler. Là! Le croisement était en vue! Toute excitée au souvenir des paroles de mamie, je me mis à courir.
- Ne sois pas si pressée, Marwena! Doucement! Arrête-toi un moment à ce croisement et réfléchis.
Je ralentis, puis m'arrêtai, m'asseyant sur une pierre en forme de lune. Je me rappelais alors que, les soirs d'été, mon frère et moi regardions de longues heures la nuit étoilée en compagnie de Grand-Mère. Nul doute qu'elle souhaitait me faire passer un message. Sans attendre mes questions, elle m'expliqua ce que je devais faire.
- Reste ici, et réfléchis au chemin à emprunter. Réfléchis bien car tu ne pourras plus faire marche-arrière. Tu sais ce que tu dois faire, trouve la réponse au fond de toi.
Je restai là ce qu'il me sembla être une éternité. Je me repassai sans arrêt en mémoire les paroles de Grand-Mère...Choisir le bon chemin...J'ai la réponse en moi, mais comment donc la trouver?
Je regardai au loin, mon regard se projetant sur les deux chemins qui s'offraient à moi. Celui de droite était lumineux, le chemin dégagé, rien d'effrayant, les éléments s'étaient réunis pour m'appeler à eux. De l'autre côté, un chemin plus sombre, une route cahoteuse, rien de vraiment attirant, tout semblait endormi...ou pire, sans vie.
Ma première idée fut de suivre la route de droite, qui semblait beaucoup plus accueillante, paraissant promettre des choses merveilleuses. Pourtant, le doute naquit en moi pour ne plus me laisser en paix. Si Grand-Mère me demandait de prendre le temps de la réflexion, c'est qu'elle avait ses raisons. Elle a toujours été de bons conseils. Je devais l'écouter, je l'ai toujours fait, pourquoi donc changer d'avis aujourd'hui?
La réflexion m'épuisait, la question ne cessait de me hanter, je me mis à douter de mes choix. Doucement, je m'endormis sur ma pierre de lune.
Oui, mon rêve s'est achevé de cette manière. Je m'étonnais toujours de me souvenir parfaitement de mes songes. Etrange quand on sait qu'ils s'évaporent très vite dès lors qu'on s'échappe des bras du sommeil. Je m'endormais sur ma pierre de lune imaginaire pour me réveiller dans mon lit. Changement de décor, mais le questionnement restait le même...
Grand-Mère continue à me conseiller d'où elle est, mon rêve me le prouve. J'ai réellement une décision à prendre, un choix de la plus haute importance pour ma vie à venir. Toujours difficile de faire son choix quand on ne sait pas quel chemin on doit emprunter.
J'essayais de comprendre ce qu'elle avait voulu dire, je devais l'écouter, elle est toujours de bons conseils. Je tentais de me rappeler ses paroles restées gravées en moi, celles qui m'ont permis tant de fois de m'en sortir.
Mais oui! Bien sûr! Je sortis de mon lit, enfilai ma robe de chambre, et allai à mon armoire d'où je retirai une boite à chaussures, celle dans laquelle j'avais rangé mon journal intime de petite fille. Je le feuilletai dans l'espoir de trouver ce petit quelque chose qui m'aiderait. "Trouve la réponse au fond de toi". Grand-Mère me disait souvent qu'un journal intime était un peu le miroir de l'âme de son auteur. La réponse devait donc être ici.
Je commençai à douter de mon intuition mais décidée à continuer, je tournai une dernière page. A la croisée des chemins. Le titre que j'avais donné à un des nombreux et précieux conseils de Grand-Mère que j'avais retranscrit dans mon cahier:
"Marwena, la vie est la conséquence de tous tes choix. Prends garde à ne pas te tromper, car tout sera chamboulé par ces décisions. Tu ne pourras pas revenir en arrière. Même si tu le peux, tu auras déjà changé le cours de ta destinée. C'est le sens de la vie, de ta vie... Tu seras la seule à pouvoir décider de celle-ci, personne ne doit le faire à ta place, même pas moi. Mais, n'ais jamais peur car je serai toujours là à tes côtés, pour t'épauler, te soutenir, mais je ne pourrai pas choisir pour toi. Le seul conseil que je peux te donner, c'est de ne pas te fier aux apparences. Ce qui semble le mieux au premier abord n'est souvent pas la bonne décision. Ne fuis pas systématiquement ce qui te semble mauvais, car c'est souvent une mauvaise intuition. Mieux vaut passer par les chemins sinueux qui te mèneront vers quelque chose de bien mérité et de plus appréciable, que d'opter pour ce qui te paraît le plus attirant et peut-être le plus simple. Les obstacles sont souvent durs à surmonter, mais le résultat en vaut la peine."
Je comprenais à présent. Grand-mère voulait m'aider à prendre ma décision, la décision de ma vie. J'hésitais et j'étais tentée de prendre la décision qui semblait la plus logique et la plus censée dans un premier temps. Elle m'a montré que je pouvais me tromper et que je ne devais pas avoir peur de prendre des risques.
Je l'ai toujours écouté, pourquoi devrais-je en faire autrement aujourd'hui? Ma décision est prise: je vais emprunter "le chemin sombre". Grand-Mère a toujours été de bons conseils.
(Autres participants au jeu d'écriture: Stella (avec Nath), The Super Trouper, Opti, Lunamoon, Nath, Cédric, Ohemeg, Vincent, Péné, MPTM, Paola, Prunette, S.De.L., Alain.)
Chers lecteurs, chers lectrices, vous avez pu remarquer que les jeux d'écriture proposés par Stella et Ohemeg ont eu un beau succès.
Depuis un bon bout de temps maintenant, je pense à un possible jeu d'écriture dans une toute autre perspective. Je pensais organiser un jeu de réécriture de conte.
Sous réserve de votre accord (et bien oui, sans participants, ça ne sert à pas grand chose), ce jeu sera lancé prochainement.
Je vous proposerai un début de conte célèbre (que tout le monde connaît: Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Le petit poucet, etc.) , je m'arrêterai au moment-charnière (la rencontre du loup dans Le petite chaperon rouge, le moment où la petite sirène tombe sous le charme du beau prince et cherche une solution, etc.)
Et ce sera alors à vous de jouer! Vous réécrirez, à votre guise, la suite du début de conte: le moderniser, changer complétement la fin, faire entrer d'autres personnages, d'autres situations, etc. Bref, vous donnerez libre cours à votre imagination, vous aurez la liberté absolue de le réécrire à votre manière!
Je ne pense pas lancer le jeu avant la fin du mois.
Si vous êtes intéressés, signalez-vous. Si vous avez des préférences dans les dates, faites moi le savoir, on trouvera bien une date en commun.
Je n'ai pas encore fait le choix du conte, alors si vous avez une (des)préférence(s), vous pouvez me l'indiquer en commentaire, je pourrais toujours voir si certains vous tentent plus que d'autres et le choix pourra plaire à la majorité d'entre vous.
En ce lundi 26 février, je lance officiellement le premier volet de la réécriture d'un conte.
Il s'agira donc de réécrire la fin du conte de Barbe Bleue (merci Stella!). Je mets donc à disposition dans cet article (et par mail pour ceux dont j'ai l'adresse) le début du conte. Je m'arrêterai à un tournant de l'histoire, et vous devrez écrire la suite selon vos goûts, votre imagination.
Comme pour l'écriture participative de Stella, l'idéal serait que nos textes soient publiés à la même date et à la même heure. Je propose donc le samedi 17 mars à minuit!
L'article dans lequel contiendra votre texte, il serait plus judicieux d'y mettre d'abord le début du conte (pour que vos lecteurs ne soient pas perdus s'ils arrivent sans savoir de quoi il s'agit). Sans oublier de mettre des liens vers les textes des autres participants.
"Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderies et des carrosses tout dorés. Mais, par malheur, cet homme avait la barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuît de devant lui.
Une de ses voisines, dame de qualité, avait deux filles parfaitement belles. Il lui en demanda une en mariage, et lui laissa le choix de celle qu'elle voudrait lui donner. Elles n'en voulaient point toutes deux, et se le renvoyaient l'une à l'autre, ne pouvant se résoudre à prendre un homme qui eût la barbe bleue. Ce qui les dégoûtait encore, c'est qu'il avait déjà épousé plusieurs femmes, et qu'on ne savait ce que ces femmes étaient devenues.
La Barbe bleue, pour faire connaissance, les mena, avec leur mère et trois ou quatre de leurs meilleures amies et quelques jeunes gens du voisinage, à une de ses maisons de campagne, où on demeura huit jours entiers. Ce n'étaient que promenades, que parties de chasse et de pêche, que danses et festins, que collations : on ne dormait point et on passait toute la nuit à se faire des malices les uns aux autres ; enfin tout alla si bien que la cadette commença à trouver que le maître du logis n'avait plus la barbe si bleue, et que c'était un fort honnête homme.
Dès qu'on fut de retour à la ville, le mariage se conclut. Au bout d'un mois, la Barbe bleue dit à sa femme qu'il était obligé de faire un voyage en province, de six semaines au moins, pour une affaire de conséquence; qu'il la priait de se bien divertir pendant son absence ; qu'elle fit venir ses bonnes amies ; qu'elle les menât à la campagne, si elle voulait ; que partout elle fît bonne chère.
"Voilà, dit-il, les clefs des deux grands garde-meubles ; voilà celles de la vaisselle d'or et d'argent, qui ne sert pas tous les jours ; voilà celles de mes coffres-forts où est mon or et mon argent ; celles des cassettes où sont mes pierreries, et voilà le passe-partout de tous les appartements. Pour cette petite clef-ci, c'est la clef du cabinet au bout de la grande galerie de l'appartement bas : ouvrez tout, allez partout ; mais, pour ce petit cabinet, je vous défends d'y entrer, et je vous le défends de telle sorte que s'il vous arrive de l'ouvrir, il n'y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère."
Elle promit d'observer exactement tout ce qui lui venait d'être ordonné, et lui, après l'avoir embrassée, il monte dans son carrosse, et part pour son voyage. Les voisines et les bonnes amies n'attendirent pas qu'on les envoyât quérir pour aller chez la jeune mariée, tant elles avaient d'impatience de voir toutes les richesses de sa maison, n'ayant osé y venir pendant que le mari y était, à cause de sa barbe bleue, qui leur faisait peur.
Les voilà aussitôt à parcourir les chambres, les cabinets, les garde-robes, toutes plus belles et plus riches les unes que les autres. Elles montèrent ensuite aux garde-meubles, où elles ne pouvaient assez admirer le nombre et la beauté des tapisseries, des lits, des sofas, des cabinets, des guéridons, des tables et des miroirs où l'on se voyait depuis les pieds jusqu'à la tête, et dont les bordures, les unes de glace, les autres d'argent et de vermeil doré, étaient les plus belles et les plus magnifiques qu'on eût jamais vues. Elles ne cessaient d'exagérer et d'envier le bonheur de leur amie, qui cependant, ne se divertissait point à voir toutes ces richesses, à cause de l'impatience qu'elle avait d'aller ouvrir le cabinet de l'appartement bas.
Elle fut si pressée de sa curiosité, que sans considérer qu'il était malhonnête de quitter sa compagnie, elle y descendit par un petit escalier dérobé, et avec tant de précipitation qu'elle pensa se rompre le cou deux ou trois fois.
Etant arrivée à la porte du cabinet, elle s'y arrêta quelque temps, songeant à la défense que son mari lui avait faite, et considérant qu'il pourrait lui arriver malheur d'avoir été désobéissante ; mais la tentation était si forte qu'elle ne put la surmonter : elle prit donc la petite clef, et ouvrit en tremblant la porte du cabinet.
D'abord elle ne vit rien, parce que les fenêtres étaient fermées. Après quelques moments, elle commença à voir que le plancher était tout couvert de sang caillé, et que dans ce sang, se miraient les corps de plusieurs femmes mortes et attachées le long des murs : c'était toutes les femmes que la Barbe bleue avait épousées, et qu'il avait égorgées l'une après l'autre.
Elle pensa mourir de peur, et la clef du cabinet, qu'elle venait de retirer de la serrure, lui tomba de la main. Après avoir un peu repris ses sens, elle ramassa la clef, referma la porte, et monta à sa chambre pour se remettre un peu ; mais elle n'en pouvait venir à bout, tant elle était émue. Ayant remarqué que la clef du cabinet était tachée de sang, elle l'essuya deux ou trois fois ; mais le sang ne s'en allait point : elle eut beau la laver, et même la frotter avec du sablon et avec du grès, il demeura toujours du sang, car la clef était fée, et il n'y avait pas moyen de la nettoyer tout à fait : quand on ôtait le sang d'un côté, il revenait de l'autre. "
Participants: Moi-même, Stella, Nath, Opti, Ohemeg, Nath 2, Lunamoon, The Super Trouper, Vincent (?), Péné, Céd, Rosa Negra
Evidemment, si certains veulent participer, il est toujours possible de le faire!
"Il était une fois un homme riche qui s'appelait Barbe Bleue. Malgré sa laideur et l'effroi qu'il provoquait, une jeune femme accepta de l'épouser.
Un mois après le mariage, Barbe Bleue dut quitter sa demeure pour une longue période. Il laissa quelques recommandations à son épouse et lui interdit formellement d'entrer dans une petite pièce. Cependant, la demoiselle étant fort curieuse, elle désobéit à son celui-ci.
Derrière la porte, elle trouva les corps des anciennes épouses du maître de maison. Paniquée, il fit tomber la clef dans une mare de sang alors qu'elle tentait de refermer la porte. Elle se rendit compte en voulant l'essuyer que la clef était magique et que le sang ne voulait pas disparaître.
Et Barbe Bleue rentrerait bientôt..."
Elle ne pouvait y croire! Le sort se déchaînait contre elle! Un mari assassin et une clef ensorcelée! Il lui fallait fuir, loin, très loin, pour qu'il ne le retrouve jamais. Elle descendit l'immense escalier de marbre de ce château maudit. Et s'il avait ordonner de fermer toutes les portes?
Non, les portes étaient libres d'accès, et libres de sortie surtout! Il devait être persuadé qu'elle n'oserait jamais outrepasser ses recommandations. Arrivée sur le parvis, elle aperçut la soeur de son époux, Eleanore. Elle l'avait toujours évitée tant qu'elle le pouvait car elle se sentait mal à l'aise en sa présence comme si elle ne lui donnait pas sa place, ni dans la famille, ni dans le château où elle vivait également. Ne pouvant, malgré tout, se résoudre à laisser cette femme sous le même toit que cet assassin, elle prit la décision de l'avertir. Arrivée près d'elle, elle s'arrêta. Eleanore regardait sa main...La clef! Elle avait fuit en gardant cette clef de malheur! Cela semblait mettre en colère la belle-soeur. Méliana lui expliqua donc ce qu'il s'était passé, lui conseillant de fuir, espérant ainsi l'adoucir.
Cependant, rien n'y fit. Le contraire se produisit et elle put voir ses yeux s'enflammer. Quelle erreur! Elle devait être la complice de Barbe Bleue! Voyant qu'elle s'approchait lentement, Méliana prit ses jambes à son cou en direction du bois.
Elle sentait celle qui devenait une vraie furie juste derrière elle. Elle ne pouvait se permettre de s'arrêter ni de se retourner. Que lui ferait-elle? Sentant l'autre la rattraper, elle ne put s'empêcher de regarder derrière elle. Nouvelle erreur! Elle se prit les pieds dans une branche morte. Allongée sur le sol, elle n'eut pas le temps de crier à l'aide, mais suffisamment tout de même pour voir une dague s'abattre sur elle.
A ce moment-là, Barbe Bleue arriva au château et aperçut la clef non loin du parvis. Il comprit ce qu'il s'était passé lorsqu'elle prit la couleur de la nuit, la couleur de la mort. Une nouvelle victime! Il monta sur son cheval et partit sur la route qu'avaient empruntée les deux femmes. Peu de temps après, il vit Eleanore traînant le corps ensanglanté de son épouse. Comme pour le narguer, elle s'approcha de lui, lui baisant le poing qu'il levait vers elle.
"Belle journée, mon âme, n'est-il pas?"
"Ne m'appelle pas ainsi, Maudite sorcière! Je suis ton frère de sang et je ne saurais t'aimer comme tu voudrais que je t'aime! Alors pourquoi? Pourquoi fais-tu cela?"
"Si je ne peux t'avoir, personne ne le pourra! Je t'aime, tu m'appartiens, que tu le veuilles ou non!"
Barbe Bleue sentit ce pouvoir étrange s'emparer de lui, celui qu'il avait déjà perçu à chacun des meurtres de sa soeur! Elle l'ensorcelait pour le séduire, l'apaiser mais aussi pour le faire taire! C'est ainsi qu'elle s'en était toujours sortie: il ne pouvait rien contre elle! Et là voilà tentant une nouvelle fois de s'immiscer en lui pour lui faire oublier.
Mais l'homme luttait, sa rage était à son apogée, l'amour lui donnait des ailes. Oui, il était réellement amoureux de Méliana, un amour profond et sincère. Il aurait tant voulu lui dire la vérité, lui dire de fuir loin de cet endroit maudit, mais elle contrôlait tout, cette sorcière, il ne pouvait agir que selon sa volonté, sa volonté de nuir...
Il accourut vers le corps de sa bien aimée, attrapa discrètement la dague qui était restée enfoncée dans ce coeur désormais inerte tout en déposant un baiser sur ses lèvres froides. Il se releva, vit sa soeur qui s'approchait et s'apprêtait à lui parler, il devint alors fou de colère et se jeta sur elle. Elle tentait malgré la force de son frère de riposter par la magie, mais rien n'y fit, le sortilège avait été rompu. Le véritable amour était peut-être plus fort qu'elle ne le pensait. Soudain, sa vision se tacha de sang, puis sentit ses jambes s'écroulaient...Il l'avait touchée en plein coeur...Elle mourait.
Barbe Bleue eut beaucoup de mal à accepter l'idée d'avoir tué sa propre soeur, mais avait-il le choix? Il ne pouvait plus vivre ainsi. Mais pouvait-il encore vivre maintenant qu'il avait perdu ce qu'il avait de plus cher? Il s'approcha de Méliana, se pencha vers elle, et déposa un baiser sur son front. Une larme coula le long de sa joue et plongea sur le bord des lèvres de son épouse. Mais rien ne se produisit, les contes de fée ne disent pas vrai, elle ne se réveillera jamais, l'amour n'y fera rien. Elle n'était plus et ne sera jamais. Il prit la dague et partit rejoindre celle qu'il aimait dans l'au-delà, plus rien ne le retenait ici bas.
La tradition orale a fait de Barbe Bleue un époux sanguinaire, tout comme elle l'a fait de Jacques et le haricot magique qui était loin d'être l'exemple de la bonté malgré la légende que l'on en a fait.
Méfiez-vous braves gens! Ne prenez jamais au pied de la lettre ce que l'on vous raconte! La vérité n'est pas toujours là où on l'attend. Peut-être même en ce moment-même suis-je en train de vous narrer une histoire inventée de toutes pièces, loin, très loin de ce qu'il s'est réellement passé...
Les autres réecritures de Barbe Bleue: Stella, The Super Trouper, Opti, Nath, Céd, Vincent, Cathy, Péné, Rosa Negra.
Chère Usine Mittal Gandrange,
Voilà bien longtemps que nous n'avons pas eu une conversation toutes les deux, et pourtant, vois-tu, je t'aperçois tous les jours de mon chez moi. Je te vois trôner fièrement en bas, dans la
vallée, crachant allégrement ta fumée, symbole même de la vie qui s'affaire dans tes entrailles. Ces ouvriers, toujours moins nombreux au fil des années, t'alimentent nuits et jours. Tu les
nourris et les loges, ils t'aident à fournir ce dont les autres ont besoin. Une belle histoire vous lie. Une histoire qu'on ne voudrait pas voir finir.
Et pourtant, je le sais...Ces dernières années n'ont pas été des plus belles pour toi. Tes ouvriers sont poussés vers la sortie, le gouffre noir du chomage les guettant. Et te voilà, toi et les
tiens restant, luttant pour garder un rythme de croisière suffisant pour qu'on ne vienne pas encore t'ôter tes précieux ouvriers.
Et tu luttes, encore et encore, et tu le fais bien. Tu es capable d'engendre assez de matériaux pour nourrir les grands projets des pays étrangers qui viennent offrir à tes petites entreprises
alentours la possibilité de fabriquer de belles oeuvres, symboles majestueux de la sidérurgie lorraine dans des contrées lointaines.
Et ces dernières semaines, qu'entends-je? Toi et tes ouvriers êtes menacés? Cet indien n'a-t-il donc aucun coeur? Ne voit-il pas qu'en te poussant vers le néant, tu aspireras avec toi un millier
de tes enfants?Tu ne pourras plus les nourrir, tu ne pourras plus leur offrir un toit, tu ne pourras plus être leur lueur d'espoir! Ne voit-il donc pas que tes amies les petites entreprises en
souffriront? Tes frères les hauts-fourneaux ont déjà disparu. Ils ne sont plus que de vulgaires tas de poussières à présent...Après avoir permis à une région entière de vivre...Si ton tour vient,
tes soeurs, les usines lorraines, disparaitront petit à petit...Alors relève la tête, lève tes enfants, battez-vous!
Certains disent que tu ne fais qu'enlaidir le paysage. Pourtant, tu es la plus belle chose qui nous soit arrivé dans cette triste région. Tout tourne autour de toi. Même si tes fumées recouvrent
nos salons de jardin et nos vitres d'une couche de poussière, tu restes le symbole de la Lorraine.
Certains disent que tu n'es plus bonne à rien. Pourtant tu continues à voir arriver de fortes demandes, pas uniquement locales, aussi étrangères.
Le président est passé te voir, je le sais, ils nous en ont parlé aux informations. Je crois malheureusement que vous ne trouverez pas le salut à travers ce personnage. Il vous rassure, tente de
vous redonner espoir, mais rien de ce qu'il annonce n'est possible.
J'ai envie de te dire que tout est perdu d'avance, que plus rien n'y changera désormais. Mais non! L'abandon n'est pas lorrain! N'avons pas connu de grands déboires durant notre histoire? N'avons
nous pas toujours relever la tête, fiers, et prêts à avancer de nouveaux, plus forts que jamais?
Lève-toi! Lève tes enfants avec toi! Les enfants de la sidérurgie sont avec vous!
Gren, une fille de l'est, enfant de la sidérurgie, voisine de tes fumées, qui t'écrit des maux et des mots plein le coeur.
FIN
Bonsoir (ou bonjour tout dépendra de l'heure à laquelle vous me lirez). Nouvel article concernant l'écriture participative 2. Etrange me direz-vous? Non, non...Je viens juste
clarifier les choses...Mais que dit-elle? Je vous explique.
Vous avez pu voir que j'ai publié samedi mon "texte". Je pense que vous avez été surpris vous attendez à "autre chose". C'était l'effet désiré...Vous étiez mes cobayes si je puis dire. J'avais
préparé un autre texte (que je vais vous publier de suite), mais je disais à ma chère Stella (toujours au courant de mes plans avant l'heure) que le texte ne me convenait pas. Et puis, j'ai eu un
déclic alors que nous parlions des idées que cette image nous inspirait. Et voilà donc ce que j'en ai fait: le simple mot "fin". Parce que justement ça nous faisait penser à la fin de
quelque chose.
Allez, je vous publie le "vrai" texte qui était prévu.
Bonne lecture à vous.
Sara courait toujours et encore. Le souffle court, les jambes tremblantes, elle risquait de s'effondrer à tout instant.
Elle chassa cette pensée de son esprit. Il ne fallait pas y penser, elle ne le pouvait pas.
Elle serrait fort un énorme ouvrage contre sa poitrine. Quel âge pouvait-il avoir? Des siècles? Elle avait eu peur de le tenir dans ses mains le jour de son acquisition de peur de le voir se
réduire en poussière sous ses doigts.
Une acquisition bien étrange d'ailleurs...
Elle se trouvait dans la librairie dans laquelle elle travaillait depuis deux ans maintenant quand un homme dont elle n'aurait pu déterminer l'âge fit irruption dans la pièce. Il s'était avancé
vers elle prudemment, se retournant à chaque pas, comme s'il avait peur d'être suivi. Arrivé au bureau derrière lequel elle se tenait, il avait déposé l'ouvrage et s'en était allé malgré les
interpellations de Sara. Elle s'était donc approché du livre pour voir ce dont il s'agissait.
Une écriture bien étrange représentait ce qui devait être le titre. Elle avait pris le livre en main et une enveloppe en était tombé. Elle l'avait ouverte puis lu la lettre qu'elle contenait.
Elle aurait préféré ne jamais avoir eu à le faire...Elle avait pensé à une plaisanterie mais désormais elle y croyait plus que tout...
"Chère Sara,
Malgré ce que vous croyez, ce livre est le vôtre, depuis cinq siècles maintenant. Il vous était destiné, à vous et à vous seule.
Ne m'en voulez pas, je vous livre là le malheur. Veuillez me pardonner, mais je ne puis faire autrement. Il est vôtre et vous seule pourrez trouver
l'unique solution pour éviter l'apocalypse que le livre de la connaissance provoquerait hors de vos mains.
Prenez en soin. Que Dieu vous protège, vous en aurez besoin.
Votre dévoué."
Sara n'avait pas pris cela au sérieux. Elle pensait à un mauvais canular, rien de plus.
Les semaines défilant, elle avait bien dû se rendre à l'évidence.L'homme mystère ne disait peut être pas faux...
Et la voilà qui courait pour semer la mort imminente.
Savait-elle au moins qu'elle se jettait dans ses griffes?
Depuis ce maudit jour, elle avait reçu de bien étranges visites. Un homme entrait régulièrement dans la boutique, fouinant partout -elle l'avait même surpris dans la cave voutée qui tenait lieu
de réserve- et s'en allait toujours sans rien acheter.
Il cherchait visiblement quelque chose. Mais quoi? Sara le comprit lorsque deux hommes pénétrèrent dans le manoir familial où elle vivait. Elle s'était alors cachée dans un endroit discret.
Elle les avait entendus tout mettre sans dessus dessous. Mais que cherchaient-ils à la fin?
Elle détourna les yeux vers un lourd et sombre objet. Elle comprit soudain...Le livre! Elle l'avait attrapé. Cependant, à ce moment même, les hommes étaient entrés dans la pièce et l'avaient
surprise. Elle était sortie de sa cachette, l'ouvrage contra sa poitrine et avait demandé ce qu'ils lui voulaient.
"Ce que tiens dans tes mains, garce! Donne-le nous, il nous appartient. Tu n'en connais nullement sa valeur, à quoi te
servirait-il? Ne trouverais-tu pas stupide de mourrir pour du papier jauni dont tu ne connais rien?"
C'était le plus grand des deux hommes qui venait de parler, caressant de sa main son revolver.
Elle avait senti monter en elle une force inoui, un courage qu'elle se connaissait pas. Elle savait qu'elle devait fuir et ne leur laisser sous aucun prétexte le livre de la connaissance...
Elle avait alors couru de toutes ses forces vers sa cachette, qui était en fait, il y a déjà bien longtemps, un passage secret qui menait à l'autre bout de la propriété familiale. Il y faisait
nuit noire mais elle avait l'avantage de connaitre le lieu. Ainsi ils ne gacheraient pas de balles à tirer dans le néant. Enfin, elle l'espérait...
Cependant il lui fallait courir, courir vite, toujours plus vite.
Le passage secret était si long. Elle n'en pouvait plus, ne sentait plus ses jambes mais ne pouvait pas se permettre de reprendre son souffle.
Les hommes étaient toujours à ses trousses quand elle vit enfin la lumière du jour.
Elle ne savait pas trop ce qu'elle pourrait faire une fois à l'extérieur, surtout dans cette partie de la propriété éloignée de toutes habitations, au bord des falaises surplombant l'océan qui se
perdait à perte de vue.
Pendant sa course effrenée, elle ne sut ce qui lui arrivait. Des sortes de flash lui arrivaient, ne comprenant pas très bien ce que cela signifiait. Elle revoyait à la fois des époques passées
dans lesquelles elle se voyaient, mais aussi des époques à venir, des images de chaos. Passé et futur se superposaient.
Le livre...Les hommes à sa poursuite...La lettre de son dévoué..."L'apocalypse que provoquerait le livre de la connaissance hors de vos mains"...
La solution...Il fallait trouver la solution...
Protéger le livre, c'était protéger la vie de tous les êtres présents sur cette planète.
Dans de mauvaises mains, la vie sera détruite à petit feu, ruinant tout espoir d'humanité.
Il fallait agir, mais que faire? Liquider tous les hommes qui voudraient lui voler ce précieux et dangereux livre? C'était impensable. Il n'avait même jamais tenu une arme dans ses mains. Comment
pourrait-elle ainsi se défendre?
Sara arrivait vite au bord de la falaise qui surplombait l'océan mais aussi, et surtout, d'immenses rochers aiguisés par le flot continu des vagues.
"Que faire? Où aller? Mais bon sang, que faire?"
La solution l'assoma, arrivée de nulle part ou plutôt d'un invisible salut.
Elle s'approchait de la falaise, dangereusement, elle ne ralentit pas son allure, et se jeta dans le vide, sous le regard incrédule de ses poursuivants.
La chute fut longue et sembla lui durer une éternité. Sara eut le temps de réaliser son geste et les conséquences de son acte...
Elle allait mourir pour cet énorme livre qu'elle laissa échapper de ses mains. Ses pages s'en détachèrent et voletèrent tout autour d'elle comme si elles l'accompagnaient vers sa mort, formant un
incroyable cortège blanc jusqu'à son point de chute où elle s'écrasa dans un bruit atroce d'os qui se brisent.
Les feuilles attérirent sur l'eau, flottant.
Les hommes s'approchaient du bord, et virent le livre éparpillé dans l'eau. C'était fichu. Cette garce avait réussi à détruire LE livre.
Ils s'éloignaient donc, rentrant bredouilles.
Le danger s'éloignant, une chose étrange se produisit...Comme habitées, les feuilles se rassemblèrent pour former de nouveau l'ouvrage qu'il était. Les feuilles séchèrent, et vogua sur les flots
mouvementés vers le large.
Sara avait échoué. Sa mort n'était pas la solution. Elle n'était morte pour rien. Le livre continuait sa route, loin vers un là-bas inconnu...jusqu'il s'échoue quelques semaines plus tard sur une
plage où se trouvait de jeunes adolescents qui ne se doutaient de rien, et risquaient à tout moment de déclencher le compte-à-rebours...
Les autres participants à l'écriture participative 2: Stella, The Super Trouper, Péné, Opti, Rosa Negra.
La troisième édition de l'écriture participative vient d'être lancée.
Pour ceux qui ne connaissent pas, ou pour ceux qui ont la mémoire courte, voici le principe de ce jeu:
Une image donnée sera votre source d'inspiration. A partir de cette image, vous ferez voir vos talents d'écriture. On ne vous demande aucun type de texte précis: libre à vous de choisir votre
forme (poème, narration, pièce de théâtre, article de journal, certains ont même fait des montages. Bref, faites selon votre inspiration)
Le rendu de l'écriture participative doit être publié sur vos blogs (ou sur le forum de Nos Portes Ouvertes dont vous trouverez l'adresse dans les liens) le lundi 12 mai.
Il serait intéressant de mettre en lien les blogs des autres participants. Pour cela, il faudra que ces participants nous signalent qu'ils se prennent au jeu.
L'image de cette troisième édition de l'écriture participative est...*roulement de tambours*
Les trois mousquetaires vous invitent à rejoindre leur forum "Nos Portes Ouvertes" où le maître mot est
"tolérance". Vous pourrez y parler de ce que vous voulez, donner votre opinion sur ce que vous souhaitez. Vous pourrez également nous montrer vos talents d'écrivain dans la section "Jeux
d'écriture". Nous vous attendons avec impatience.
Audrey, du blog Réunion Passion, et ses camarades vous attendent sur leur forum. Convivialité, bon accueil, sympathie, humour, voyage dans l'univers de la Réunion, tout cela vous
attend. Alors, n'hésitez pas! Rejoignez le forum de Réunion
Passion !!!
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Qui a dit quoi?