Samedi soir, petite soirée Eurovision chez The Super Trouper avec Stella. Après un apéritif made in Stella, nous avons goûté au ragout suédois. Moi qui suis loin d'être une adepte des légumes, je n'ai pas trouvé ça mauvais du
tout. Alors, vous pouvez tester!
Bref, l'Eurovision commençait, nous nous sommes installés devant la télé dégustant avec gourmandise l'énooooooorme boîte de pop corn que notre étoile bloguienne avait ramenée. Sans oublier les
roses des sables que j'avais préparé avec amour. La recette? Rien de plus simple, vous l'aurez à la fin de cet article, je voudrais d'abord parler du sujet qui m'amène ici.
Stella et moi-même espérions secrétement (en fait, pas secrétement du tout) que la France serait première. Oui, c'est beau de rêver, mais les Fatals Picards avaient tout pour plaire...Mais comme
je le craignais, c'est de l'humour trop français, de la nouvelle scène français. Et ça, peu de pays étrangers y adhérent. The Super Trouper, quant à lui, et cela n'a rien d'étonnant, défendait
avec ferveur la Suéde, sa patrie de coeur, drapeau en main. Tout le monde a été déçu pour le coup...
Munis d'une feuille et d'un stylo, nous avons noté chaque pays de notes allant de 0 à 20. A la fin des passages, nous devions donc faire un top 10 en fonction des pays les mieux notés, pour enfin
comparer nos classements, et voir s'ils correspondaient ou non au classement officiellement. Je vais donc vous donner mon top 10, les deux autres mousquetaires le feront également sur leur blog
respectif.
1. France (Qui a osé crier "Chauvine"? Eh bien oui, il faut bien
de temps en temps)
2. Bulgarie (Mon réel gros coup de coeur. Du moderne qui
se mêle à du multi-culturel. J'aime beaucoup le principe)
3. Suède (Je n'avais pas
adhéré complétement à la première écoute, mais j'ai vraiment apprécié par la suite. C'est gai, ça bouge, c'est bien)
4. Finlande (registre pop-rock sympa)
5. Hongrie (une voix qui m'a bluffée tout
simplement sur fond de blues)
6. Slovénie (une belle voix classique)
7. Russie (musique sympa, refrain entraînant. J'aime mais je trouve qu'il manque tout
de même quelque chose à la chanson...mais quoi?)
8. Serbie (chanson gagnante, rien à dire de plus. Dans mon top 10 car la chanteuse
dégageait une belle émotion avec une jolie voix)
9. Moldavie (jolie voix, du pop-rock sympa et gentillet)
10. Ukraine (Parce que c'est complétement déjanté, avec une chanson qui nous a fait
rire, avec des gens habillés plus qu'étrangement)
Gros coup de coeur également pour l'Irlande avec sa chanson traditionnelle, jolie voix de la chanteuse et
pour l'Allemagne avec son jazzy-blues sympa (bien que la langue allemagne me répugne bien souvent)
Bref, mon classement n'était pas forcément très très juste...
Maintenant, parlons roses des sables. Vous voulez la recette? La voilà! Et puis si vous ne la voulez pas, tant pis, la voilà quand même!
Ingrédients:
250 g de chocolat (patissier si possible), 200g de sucre, 200 g de corn flakes (pas les déjà sucrés! Les simples, natures, sans sucre ajouté), et 200 g de végétaline.
Préparation:
Prenez votre chocolat et votre végétaline et faites les fondre.
Pendant ce temps, versez vos corn flakes dans un saladier en y mettant également le sucre (il est
également possible de mettre le sucre à fondre avec le chocolat et la végétaline)
Quand le choco et la végétaline sont bien fondus, versez le tout sur les corn flakes. Puis remuez bien pour que les corn flakes s'imprégnent bien du mélange. Et on touille, et on
touille.
Laissez refroidir tout ça en mélangeant de temps en temps. Préparez une plaque, un plat, n'importe quoi, recouvrez le de papier aluminium.
Une fois les corn flakes imprégnés, à l'aide d'une cuillère, prenez vos céréales chocolatées et formez des petits tas sur votre plaque.
Enfin, mettez le tout dans le frigo pour que tout se solidifie correctement. (Personnellement, je les prépare la veille, et il reste donc une nuit au frigo)
Et régalez-vous!!!
La légende du Graoully est un des plus connues de la région. Elle semble vouloir représenter la destruction des religions païennes par le christianisme.
Le Graoully (de l'allemand "graulich" qui signifie "terrifian") était un dragon légendaire qui sévissait sur Metz à l'époque des premiers chrétiens (entendez ici le IIème siècle). Il terrorisait le pauvre peuple messin.
Il avait un aspect repoussant. Il ressemblait plus au Linnorm scandinave qu'au dragon indo-européen que l'on connait tous. Pour information, le Linnorm est un serpent géant (3m de long) doté de pattes griffues à l'avant, d'une longue queue pointue et d'une tête de dragon surmonté d'une collerette d'écailles de flamme. Bref, notre dragon ressemblait plus à ça puisqu'il n'avait pas d'ailes et se déplacer en rampant( ou en volant, selon les versions. Dans certains récits, il ne peut pas marcher par terre car ses pattes étaient trop courtes et n'étaient pas pourvues de griffes), dévorant au passage tout ce qu'il trouvait (des biens et des personnes). Paraitrait que son nom vient du fait qu'il ressemble étrangement à un rugissement. En tout cas, nulle flèche, nul javelot ne pouvaient traverser sa carapace d'écailles.
Mais c'était sans compter le grand personnage de l'histoire: Saint-Clément, premier évêque, qui avait de grands pouvoirs de conjuration du mal. Le dragon avait élu domicile dans l'ancien amphithéâtre romain ou aux arênes (qui est aujourd'hui le quartier de la gare). Ce lieu abandonné était infesté de serpents de toutes tailles, de toutes sortes. Il fallait vaincre le dragon Graoully, et ce fut lui qui s'attela à la tâche. Au terme d'un combat épique (oui, les combats sont toujours épiques dans les légendes!), Saint-Clément enfonça sa crosse dans le coeur de la bête qui succomba.
Des preuves? Et bien, au Xème siècle encore, un moine de l'Abbaye de Saint-Arnould écrivit:
" Alors Saint Clément ôta son étole, en lia le plus gros des serpents -le Graoully- le traîna devant son peuple et lui ordonna de se jeter à l'eau et de disparaître à jamais avec tout sa bande infernale. Et le bon Evêque, tirant avec son étole le monstre vaincu, le mena noyer dans la Seille."
Très héroïque non? Saint-Clément: un vrai dompteur de dragon! A noter que la légende diffère sur la mort de la bête: dans la première version, elle meurt par le coup de crosse de l'évêque, et dans la deuxième, elle meurt noyée. Dans la deuxième version, le dragon ne semble craindre que l'eau, et c'était donc son point faible. Lorsque Saint-Clément fut devant le monstre, il lui tendit la main ce qui le surprit et le fit hésiter. C'est à ce moment-là qu'il choisit de passer l'étole autour du cou du dragon, qui bougea et ne provoqua que ce que l'évêque attendait: il enroula l'étole autour de son cou. Le vainqueur n'eut plus qu'à serrer et à faire un noeud et à la traîner hors de l'enceinte de l'amphithéatre vers les bords de la Seille où il jeta le dragon.
Bref, le Graoully est, depuis, devenu un symbole de la ville de Metz. Au cours de l'histoire, on retrouvera souvent le dragon. En effet, jusqu'au XIXème siècle, son effigie (sous forme de dragon) était promenée dans la ville puis était fouettée par les enfants (ça devient moins épique là).
Encore aujourd'hui, on retrouve ce symbole dans la cathédrale de Metz,
mais aussi sur le blason du FC Metz.
Il a même donné son nom à un prix littéraire qui récompense les auteurs de science-fiction: le graoully d'or.
Enfin, une des rues de la ville doit son nom à cette légende: la rue Taison (près de la cathédrale). Les gens n'osaient pas sortir le soir, (même en journée d'ailleurs). On pouvait y entendre ce refrain permanent: "Taisons, taisons-nous, voilà le Graoully qui passe" D'où le nom de la rue où l'on peut même voir de façon quasi permanente une sculpture accroché en l'air...
Au numéro 10 de la rue de Chêvremont, une petite sculpture le représente dans la pierre.
La légende raconte aussi que la gare (construite sur les ruines du fameux amphithéâtre) cache dans ses tuiles quelques écailles du dragon...
Je pourrais vous parler longuement de la littérature lorraine. Et pourtant, je ne me consacrerais principalement qu'à deux auteurs qui me tiennent à coeur et qui reflètent bien la région et son histoire.
Sachez tout de même qu'il existe de nombreux ouvrages sur la région, son histoire, sa culture, sa gastronomie, ses traditions. Beaucoup trop d'ouvrages et d'auteurs pour les référencer ici. Vous pourrez en trouver quelques uns sur mon blog consacré à la Lorraine dans la catégorie littérature. Il existe également de nombreuses revues lorraines que vous trouverez ici.
Mais avant de vous en dire plus, je vous parlerai quand même des principaux auteurs.
Commençons par Madame de Graffigny. Ce nom ne vous dit rien? C'est normal. Elle est née en 1695 à Nancy, et à cette époque, les femmes écrivains n'étaient pas très bien vues. Et pourtant, elle était une amie de Voltaire avec qui elle vécut dans la château de Cirey. Elle est l'auteur des Lettres d'une péruvienne (1747) et de Cénie (1750), drame sur la condition féminine. Elle est l'auteur de nombreux journaux intimes et de correspondances qui remplissent pas moins de 14 volumes.
Edmond et Jules de Goncourt sont des frères qui ont marqué la littérature. Nés au XIX ème siècle à Nancy, ils écrivirent une bonne partie de leurs oeuvres ensemble. Ils firent partie du mouvement naturaliste, et furent les amis de Zola, Maupassant, Daudet... Edmond de Goncourt fut le fondateur de l'académie Goncourt. Leur oeuvre la plus lue est Le journal sous-titré Mémoires de la vie littéraire composé d'une suite de notes plus ou moins brèves.
Paul Verlaine, sans doute le plus connu des écrivains lorrains, est né à Metz en 1844. Le poète de la musique ("De la musique avant toute chose"), de celui qui mêle les mots à la mélodie, mais aussi à la peinture (Romances sans parole étant de véritables tableaux impressionnistes) Il quittera son épouse pour suivre Rimbaud en Angleterre et en Belgique. Pendant ces voyages, il écrira le recueil cité précédemment. (Il écrivit tout de même avant celui-ci différents recueils: Parnasse contemporain, Poèmes saturniens, Fêtes galantes) Il sera condamné pour avoir tirer sur Rimbaud pendant une dispute. En 1883, il publie, dans une revue, une série des poètes maudits qui le fera connaître, et lui donnera comme Mallarmé la réputation de maître et de précurseur.
Maurice Barrès est né en 1862 à Charmes dans les Vosges, écrivain et politique. Il écrivit Le culte du moi exaltant les valeurs individualistes, la recherche des expériences, mais évolua peu à peu vers le nationalisme républicain avec un certain attachement aux racines et à la terre natale (d'où l'écriture des Déracinés et des Bastions de l'Est entre autres) En 1906, il fut élu à l'Académie Française. Il encouragea les débuts littéraires de François Mauriac et de Louis Aragon.
Philippe Claudel est né en 1962 à Dombasle-sur-Meurthe. Il est professeur de lettres à Nancy en plus d'être écrivain. En 2003, il obtient le prix Goncourt pour sa nouvelle Les petites mécaniques. Il a reçu plusieurs prix, comme le prix Marcel Pagnol ou encore le prix France Télévision en 2000. Je vous en ai parlé dans l'article sur la musique et le cinéma en Lorraine, il est l'auteur des Ames grises (2003) adapté au cinéma en 2005.
Maintenant, passons aux deux auteurs sur lesquels je voudrais me pencher un peu plus. Il s'agit surtout de deux oeuvres qui m'ont plu, sur la lorraine, sur ce qu'il s'y passe, sur la vie des lorrains. Il s'agit de Les derniers jours de la classe ouvrière d' Aurélie Filipetti et de Daewoo de François Bon.
La quiche lorraine est le plat emblématique de la région, plat largement diffusé de nos jours. Il s'agit d'une tarte salée généralement consommée chaude en entrée, mais il est possible de la servir lors d'apéritifs.
Ingrédients pour une quiche:
- 250 g de poitrine de porc fumée
- 1 pâte brisée
- 3 oeufs entiers
- 2 jaunes d'oeufs
- 25 cl de crème fraîche épaisse
- 20 g de beurre
- sel, poivre noir, muscade
Préparation:
Préparation du fond de la quiche:
- Enfoncer la pâte brisée dans un moule à tarte préalablement beurré
- Badigeonner la pâte dans le fond du moule avec du jaune d'oeuf et percer des petits trous dans la pâtes avec une fourchette
- Placer le fond entre 5 et 10 minutes dans un four préalablement chauffé à 200° pour bien imperméabiliser le fond.
Préparation de la garniture (appelée migaine):
- Débiter votre poitrine de porc en lardons en prenant soin de retirer la couenne et les cartilages.
- Faire blanchir les lardons en les plongeant 3 minutes dans de l'eau bouillante.
- Egoutter les lardons.
- Placer la couenne du lard dans une poêle à feu très vif.
- Laisser fondre la graisse de la couenne.
- Ajouter les lardons dans la poêle et les laisser revenir 2/3 minutes en prenant soinde ne pas les laisser blondir.
Dernières préparations:
- Battre les oeufs et la crème.
- Ajouter de la muscade fraîchement râpée.
- Mélanger le tout de manière à obtenir un mélange homogène et légèrement mousseux.
- Saler et poivrer à votre convenance.
Cuisson de la quiche:
- Dans le fond de pâte précuit, disposer les lardons.
- Recouvrir jusqu'au 2/3 de la hauteur avec le mélange d'oeufs.
- Enfourner et cuire au four pendant 20 à 30 minutes à 200°
Petits plus: La recette traditionnelle ne contient pas de fromage, mais vous pouvez toujours en ajouter (200g de gruyère rapé par exemple).
Pour alléger le tout, vous pouvez utiliser un mélange "100 g de lard et 150g de talon de jambon"
Pour accompagner votre quiche, un petit vin mosellan fera l'affaire (rouge ou rosé) ou encore un gris de Toul
La quiche lorraine vous laisse un grand choix dans sa composition, donc n'hésitez pas à innover! A vos fourneaux!
Allons donc faire un tour dans la gastronomie sucrée! Je vais vous parler des spritz (gâteaux de Noël lorrains ou alsaciens, enfin bref, du Grand Est) qui font ma grande joie à l'arrivée des fêtes. Oui, je suis gourmande, et alors? Y a pas de mal à se faire du bien, ni à manger des cochonneries bien trop bonnes pour y résister!
Ingrédients et matériel:
- 800 g de farine
- 3 oeufs
- 250 g de sucre
- 500 g de beurre
- 1 sucre vanillé
- 1 pointe de couteau de levure chimique
- 200 g de noix de coco rapée ou de poudre d'amandes ou de noisette ou d'extrait de vanille (ou de ce que vous voulez puisque la recette est très ouverte sur le parfum)
- 1 hachoir à viande muni de l'élément spécial Spritz (il est aussi possible d'utiliser une poche à douille mais c'est moins pratique puisque la pâte est assez épaisse)
Préparation:
- Blanchissez le beurre avec le sucre.
- Continuez à battre en rajoutant les oeufs un par un puis la farine petit à petit.
- En cours de rajout, incorporez la levure à l'aide d'une petite passoire et ensuite le sucre vanillé.
- Une fois la pâte lisse, finissez en rajoutant la noix de coco (ou les ingrédients du parfum de votre choix)
- La pâte prête, mettez à reposer une nuit, recouverte, dans le frigo.
- Le lendemain, sortez la préparation et passez la dans le hachoir afin de faire des biscuits de la forme que vous voulez.
- Mettez au four environ 10 à 15 minutes. Surveillez bien la cuisson car les biscuits doivent avoir une couleur claire et non pas brune.
- Laissez les refroidir et faites plaisir à vos papilles!
Pour les grands gourmand(e)s, il est possible de rajouter du chocolat comme sur les spritz que vous achetez en magasin déjà prêts.

Pour cela, faites fondre 100 g de chocolat noir au bain-marie. Trempez chaque spritz dedans pour les couvrir à moitié. Et laissez prendre à température ambiante.

C'est reparti pour un petit cours d'histoire, mais cette fois-ci, nous commencerons juste à la fin de la Première Guerre Mondiale. En 1918, la guerre laisse la France dans un état désastreux, et les esprits s'en ressentent. Et cette Allemagne qui ne cesse de nous envahir (et plus spécialement la Lorraine qui n'a de cesse de changer de pays!) Alors stop, les autorités décident d'agir et dans les années '20, le projet est lancé: construire des fortifications pour nous protéger des invasions allemandes (à noter que d'autres ont été construites pour nous protèger des italiens, mais ces murs sont appelés Ligne Alpine) La construction est lancée des les années '30. La raison évoquée? Les pertes démographiques! Oui, d'accord, beaucoup de morts, c'est horrible, mais ce n'est pas la motivation exacte...La motivation réelle est celle des nationalistes qui ne veulent pas voir "le sang français" s'éteindre, et laisser celui des Allemands plus fort, vainqueur en gros! Bref, il faut préserver le sang français et les terres!
A quoi vont donc servir les fortifications?
1. Economiser les troupes. Ca permettrait d'utiliser moins de main-d'oeuvre pour le front.
2. L'Allemagne ne pourrait plus nous envahir par surprise.
3. Protéger les industries lorraines ainsi que les mines (pas les lorrains, ça on s'en fout! La main d'oeuvre, on la trouvera ailleurs!)
4. Ce serait un bon endroit pour lancer une contre-attaque avec sa protection.
5. Et surtout dissuader les Allemagnes de passer, ce qui les pousserait vers la Belgique ou la Suisse (Sympa les voisins français!) (de là partent deux versions différentes de l'histoire que nous verrons plus tard)
La construction débute non pas du côté de l'Allemagne mais du côté italien, car l'Italie fasciste était plus dangereuse que le gouvernement allemand de l'époque. Puis, elle se fait au Nord-Est et portera le nom d'André Maginot, ministre de la guerre, blessé en 1914, fervent défenseur des fortifications.
A-t-elle été efficace cette ligne Maginot? Que nenni! 5 milliard de francs déboursés pour rien! Les allemands contournent la ligne, passe par la Belgique, c'est la percée de Sedan. Les français se sont-ils fait avoir? J'avais toujours pensé que oui, c'était le cas. Et me voilà avec une nouvelle version (réelle ou simplement utile à la dignité française?) Ce détournement aurait été attendu, car tous les généraux le savaient et s'attendaient à ce qu'ils passent par la Belgique en espérant que les Anglais les chassent de ce pays dont ils sont garants. Ce qui ne fut pas vraiment le cas. Tout le monde sait que cela n'a fait que commencer pour de nouvelles années de guerre. Les armées alliées furent coupées en deux. Une partie de l'armée françaises, les anglais, et les belges furent repoussés vers les palges de Dunkerque et furent encerclés. Les troupes à l'est furent prises en tenaille également.
D'autres failles dans la ligne Maginot? Peut être le fait qu'elle n'aille pas jusqu'à la Mer du Nord...Les belges s'étant déclarés neutres, la construction ne put s'achever jusqu'au bout. Du coup, stratégie hasardeuse pour l'armée française: passer par là dès que la Belgique serait envahie! Effet de surprise peut être? Stratégie tombée à l'eau en 1940 en tout cas...
Et puis le Maréchal Pétain comme tant d'autres considéraient la ligne Maginot invincible! Rien ne pouvait arriver, donc la sécurité s'installa. Et bien sûr, ce n'était pas le cas. Elle ne servait que de ralentisseur pour pouvoir préparer les troupes à temps. Mais le Haut-Commandement avait surement dû mal comprendre puisqu'il n'en fit qu'à sa tête.
Pourtant les défenses dérrière la ligne tenaient bon, et même lorsque Paris fut envahi, des batailles furent encore gagner. Mais à quoi cela servait-il si le pays était déjà pris?
5 milliards de francs pour rien? Non bien sûr! Ca a bien servi aux Allemands qui se servirent des installations souterraines pour abriter des usines de guerre. Construite pour protéger le pays, la ligne devient une alliée pour les ennemis...
Je vous invite à visiter ce site sur le fort du Hackenberg que j'ai visité avec l'école quand j'étais l'école primaire.




