Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire,
Ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
Membre de la Secte des Trois Mousquetaires à la Porte Ouverte
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis une inconditionnelle de Bernard Werber, écrivain contemporain, qui jonglent entre roman, conte et philosophie. Je ferai certainement d'autres articles sur lui car ses livres valent vraiment le détour. Ces "romans philosophiques" nous appellent à réfléchir sur de nombreux sujets (la mort et l'au-delà, sur l'homme et l'humanité, sur les fourmis, sur la vie en général), ils répondent par les hypothéses de l'auteur à de nombreuses questions que le commun des mortels se posent. Je viens de commencer Le père de nos pères, roman qui nous fait réfléchir sur les origines de l'humanité. Son oeuvre fourmille de citations plus intéressantes les unes que les autres. En voilà quelques unes:
Celle-ci ouvre le texte. Je trouvais qu'elle correspond assez bien aux derniers évènements, à ce que je me dis lorsque les gens butés ne veulent pas comprendre ce qu'on leur dit, et qu'ils s'enfoncent dans leur argumentation qui n'en est pas une.
"Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même..."
Celle-ci m'a bien fait rire. En fait, l'héroine vient d'insulter un ancien flic scientifique reconverti au journaliste qui s'est cloitré dans un chateau d'eau depuis des années pour avoir la paix. C'est un non-violent, et il ne supporte plus cette humanité qui devient de plus en plus violente. L'héroine, venue chercher de l'aide auprès de lui pour résoudre un assassinat bien mystèrieux, est donc assez mal accueillie. Elle va donc l'insulter "Vous n'êtes qu'un imbécile. Un être stupide, un idiot, un...con" Plus loin dans le texte, elle retourne le voir, et voilà ce qu'il lui dit à propos de ces insultes qu'il va définir:
"-Vous savez d'où vient le mot "imbécile"? De imbecille, qui n'a pas de bâton. Allusion au fait qu'il est toujours nécessaire d'être soutenu par une béquille si on ne veut pas choir. Vivre sans s'appuyer sur aucun dogme, aucun principe rigide, aucun tuteur, c'est courageux, non? J'espère être un imbécile et le rester le plus longtemps possible"
" "Stupide", du latin stupidus. Frappé de stupeur. Le stupide est celui qui s'étonne de tout, et donc s'émerveille de tout. J'espère rester longtemps stupide. "Idiot" signifie particulier en grec. Un idiotisme c'est une particultarité de la langue. J'espère être quelqu'un de particulier. Quant à ce "con", eh bien, il s'agit du sexe de la femme. Traiter quelqu'un de "con", n'est-ce pas l'associer à ce qui existe de plus charmant et de plus fertile?"
Voilà donc ce que vous répondrez quand on vous balancera un de ces insultes à la tête, insultes qui n'en sont pas d'ailleurs. Pensées spéciales à M. E. spécialiste ès latin (l'homme qui m'a fait faire des crises de nerfs, mais aussi de fous rires...merci de me faire penser à un personnage de BD), et à M.G. spécialiste ès grec (Vous savez Monsieur que nous ne sommes malheureusement pas tous multilingue...et le grec ancien, le russe, le japonais, on comprend pas trop...)
Voilà une petite théorie que j'ai trouvé marrante. Elle est émise par un Tanzanien (la Tanzanie étant considérée comme le lieu du début de l'humanité): il s'agit de la théorie de l'involution. Au commencement, la Terre était peuplée uniquement d'hommes, puis certains se sont dits qu'il était inutile de marcher sur deux pattes, de frapper avec des massues, de se vêtir de peau de bête. Progressivement, leur corps a changé: ils évoluèrent donc vers ce que nous appellons le singe. Pour preuve, les scientifiques n'ont retrouvé que les squelettes des ancêtres des hommes et non pas ceux des singes...La forme du visage des hommes (adultes comme enfants) est révélatrice: nous avons le même visage plat que celui des bébés singes (le singe adulte ayant une forme plus allongée). Nous ne serions donc pas une espèce en évolution mais en involution.
Petite touche perso: quand on voit qu'il y a de plus en plus de cons, on peut vraiment croire à une involution :) Bon, cette théorie dans le livre s'avère ne pas être la vrai théorie de l'évolution. J'arrive au bout du bouquin, et je viens d'apprendre la vraie théorie(?). Très surprenante! N'oublions pas qu'il s'agit d'un roman, mais ça nous fait bien réfléchir, et j'avais déjà entendu cette possibilité des origines de l'humanité. Je suis bien tentée de vous la révéler, mais si vous avez l'intention de le lire, je gacherais votre plaisir :)
Roulement de tambours: cette théorie n'est pas la dernière à être donnée. Une autre est proposée: les hommes ne seraient pas terriens! En fait, ils auraient vécu sur une autre planète, avec les technologies que nous avons aujourd'hui. Mais c'était une mauvaise chose, et ils ont été envoyés sur une autre planète pour recommencer à zéro. Comment se sont-ils déplacés? Par les météorites qui se promènent dans l'espace et ricochent souvent sur des planètes. En ricochant sur la Terre, les météorites les auraient déposés ici. Retour à zéro: les hommes sont revenus au stade de l'homme de cromagnon. Ils ont oublié leurs connaissances sur la technologie. Le but de ce changement de planète: faire évoluer les hommes de sorte à ce qu'ils ne deviennent pas mauvais. Mais les hommes ont découvert le feu, les roues, et puis différentes technologies. Chasser le naturel, il revient au galop! Dans le bouquin, on rapproche cette théorie du bouddhisme: tout un cycle de réincarnations qui s'arrêtera lorsque l'homme aura trouvé la bonne voie...
Ca y est, je suis lancée dans mes articles sur Werber! Il y a tant à dire sur cet auteur et son oeuvre! (J'avoue que c'est beaucoup plus intéressant que Blanchot, et beaucoup plus facile à lire aussi lol)
Je vais d'abord vous ranconter un peu notre rencontre (et quelle rencontre!):
Je flanais au coin littérature à la Fnac (en toute bonne littéraire qui se respecte n'est-ce pas) en quête d'un livre que je ne trouvais pas. Et je me suis rappelée d'un auteur qu'un ami m'avait vivement recommandé: Werber. Je cherche, je cherche, et je tombe sur ce livre! Au premier abord, le titre ne m'attire que très peu...Mais je ne m'arrête pas là! A vrai dire, la couverture m'a fascinée: le nom de l'auteur et le titre en relief au toucher, un grand oeil prenant la plus grande partie de la couverte et dans cette oeil, le ciel bleu et ses nuages! Et la pupille qui pourrait être vu comme un soleil noir (et vous savez comme j'aime le noir ^^)!
Ensuite, n'y tenant plus, je le retourne et commence à lire la quatrième de couverture à mon plus grand plaisir! Tenez, je vais vous la retranscrire pour que vous compreniez mon étonnement:
"Ah, enfin, tu me prends dans tes mains!
Ah, enfin tu lis ma quatrième de couverture!
Tu ne peux pas savoir comme j'attendais cet instant.
J'avais si peur que tu passes sans me voir.
J'avais si peur que tu rates cette expérience que nous ne pouvons vivre qu'ensemble.
Toi lecteur, humain, vivant.
Et moi le livre, objet, inerte, mais qui peux te faire décoller pour le grand, le plus simple, le plus extraordinaire des voyages."
J'ai aimé cette manière d'accrocher le lecteur, un semblant de dialogue s'installe. Ce n'est pas implicite comme dans bon nombre d'autres livres. Ici, c'est bien clair! Et en plus, tourné de telle manière que nous avons l'impression que c'est le livre lui-même qui nous parle. Mon impatience était à son comble, n'en pouvant plus, j'ouvre à la première page, lis et me dirige vers la première caisse pour que ce livre soit mien!
Ce livre est une pure merveille! Je m'attendais à me retrouver face à un texte plus que bien écrit, mais j'avoue que je ne m'attendais pas à un tel enchantement.
"Le livre du voyage" est un titre qui n'évoque guère plus qu'un simple récit d'un banal voyage. Mais je me suis bien trompée: c'est le voyage de l'Homme à travers son moi intérieur, sa civilisation, sa société et ses origines...
Le livre, qui se trouve n'être rien d'autre que le narrateur, nous suit tout le long de ce chef d'oeuvre; il est à la fois l'initiateur du voyage qu'il nous propose, mais aussi notre guide. Il nous emmène dans des mondes et des situations dignes de contes, mais qui sont, en vérité, très peu éloignés de notre monde.
J'ai énormément apprécié le fait que le narrateur ne nous impose en aucun cas son voyage; bien au contraire, il nous donne quelques pistes sur le situation, le décor et les personnages, et nous laisse, à notre fantaisie, imaginer!
Ce livre est divisé en plusieurs parties (il faut également savoir que, contrairement à la plupart des livres, il n'y a pas d'index à la fin vous permettant de retrouver les pages de chaque chapîtres, car ce ne sont pas vraiment ce que l'on peut appeler chapîtres, il s'agit plutôt d'étapes), elles-même divisées en sous-parties.
Pour vous permettre de mieux cerner le genre de voyage que l'auteur nous propose, et afin de ne pas vous en dire trop sur ce qui s'y trouve, je vais vous retranscrire ces différentes étapes:
La première partie, sans titre, comporte plusieurs sous-parties:
-"Je me présente"
-"Ton contrat"
-"Ton lieu de décollage"
-"Ton siège"
-"Quitte tes entraves"
-"Ton corps s'apaise"
-"Ton envol"
La prochaine étape "Le monde de l'air" regroupe:
-"Ton voyage dans le ciel"
-"La tournée des popotes"
-"Rencontre avec un sage"
La troisième étape est celle du "Monde de la terre" qui regroupe:
-"Ton terrain"
-Ton refuge"
-"Chez toi"
-"La phrase que tu dois entendre aujourd'hui"
-"Ton symbole personnel"
-"Ton arme"
-"Ta fête"
L'étape suivante est celle du "Monde du feu" qui se compose de:
-"Ton terrain de bataille"
-"Lutte contre ta peur de combattre"
-"Lutte contre ton ennemi personnel"
-"Lutte contre le système"
-"Lutte contre les maladies"
-"Lutte contre la malchance"
-"Lutte contre la mort"
-"Lutte contre toi-même"
La dernière étape est intitulée "Le monde de l'eau", et regroupe:
-"Tu bronzes"
-"Rencontre avec la personne qui t'es destinée"
-"Rencontre avec ton passé"
-"Au bout du tunnel"
-"Rencontre avec tes ancêtres"
-"Rencontre avec ta planète"
-"Rencontre avec ta galaxie"
-"Retour dans ton réel"
A la fin du livre, Werber nous informe même sur les musiques qui l'ont accompagnées durant la rédaction (Pas banal, n'est-ce pas? D'ailleurs dans d'autres de ses livres, ils remercient les arbres de lui avoir fourni du papier, arbres sans qui ce livre n'existerait pas.)
J'ai peur de vous en dire trop, de gacher le plaisir que l'on peut prendre avec ce livre. C'est un livre qui mêle récit d'un voyage hors du commun, philosophie (de la vie surtout), psychologie (c'est une réflexion sur soi) et magie!
J'ai pris un réel plaisir à le lire, en une heure, vous l'aurez fini...mais c'est trop court! On resterait volontiers dans le monde féerique de notre imaginaire! Mais comme nous le dit le livre (ici le narrateur), il n'est là que pour nous faire comprendre que notre imaginaire est à notre disposition et qu'il n'est pas indispensable à un nouveau voyage!
Si je peux vous donner un conseil de lecture, je ferais simple en citant notre cher Werber:
"Le lieu où tu vas me lire sera un lieu de quiétude.
Il faut que cet endroit soit rempli de bonnes ondes."
"Cet endroit doit être suffisamment éclairé, suffisamment aéré, suffisamment silencieux pour que tu l'oublies."
En d'autres termes, mettez-vous dans un coin, seul, là où l'on ne vous embêtera pas, pour que votre esprit puisse s'évader tout à son aise, que vous puissiez partir en voyage avec ces milliers de lettres qui se succèdent sur cette petite centaine de pages blanches.
Bonne lecture à ceux qui seront tentés!
Je viens de terminer un petit chef d'oeuvre "La guerre des rêves" de Catherine Webb, et je pense que ça vaut le coup de tapoter un peu sur mon clavier pour vous le faire connaître.
Que nous raconte-t-elle? L'histoire est racontée par le mage Laenan Kite, mage de légende. Il nous raconte un monde, loin de la Terre, crée par nos propres esprits endormis. Un monde dans lequel, nous rêveurs évoluont, mais dont nous ne gardons aucun souvenir au réveil. Dans ce monde, deux royaumes s'affrontent: Haven, un petit paradis crée par les plus beaux rêves, et Nightkeep, né des ténèbres et des cauchemars. Le noir royaume veut s'emparer du monde lumineux, mais cela menace nos deux mondes, car ils sont directement liés l'un à l'autre.
Ce grand mage de légende qu'est le narrateur va tout tenter pour éviter que Serein, le maléfique souverain de Nightkeep, n'en ressorte vainqueur.
L'histoire m'a paru très originale et c'est cela qui m'a poussé à le lire, et je ne fus pas déçue. Bien que le démarrage fut difficile, j'ai dévoré tout le reste du livre (au sens figuré bien sûr! N'allez pas m'imaginer en train de le machouiller!) Avec le narrateur, et la façon dont l'histoire nous est racontée, vous êtes directement propulsés dans ce monde lointain. Nous y croisons mages, nécromanciens, soldats, fées, elfes, éléments naturels (et magiques), des rois, des rêveurs (eh oui, les rêveurs créent ce monde et y circulent pendant leur sommeil. D'ailleurs, un des personnages principaux, Renna, est une rêveuse, comateuse depuis 10ans en fait, qui se révèlera être bien plus que cela. )
C'est une écriture pleine de maturité, d'originalité, et très prenante. Le scénario est un peu déroutant parfois, mais on s'y retrouve toujours. Une atmosphére magique, pleine de suspens, des personnages touchants, drôles, émouvants parfois. Le plus étonnant c'est que l'auteur n'avait que 14ans au moment de la rédaction, et lorsqu'on lit ce petit chef d'oeuvre, on a du mal à y croire.
J'ai apprécié particulièrement un passage. Je vous explique un peu la situation avant de vous le faire connaître: en fait, les terriens pendant leur sommeil se retrouvent dans ce monde crée par eux-mêmes. Mais lorsque les mages de ces royaumes dorment, ils viennent dans notre monde, comme si ce monde était crée par eux-mêmes, sauf que contrairement aux rêveurs, ils ne peuvent influer sur notre monde. Quel est le monde réel? Quel est celui rêvé? Les êtres du monde rêvé sont-ils réels ou sont-ils également le produit de l'imagination du rêveur? Voici la réflexion de Laenan Kite juste après une de ses visites ensommeillées:
"Parfois, je m'interroge. Ce monde, cette Terre est-elle réelle, ou bien rencontrons-nous simplement dans le monde réel où nous vivons une race de spectres fantomatiques que nous incorporons ensuite dans nos rêves?
Mais alors, pourquoi nos rêves inventent-ils plus de choses, et beaucoup mieux que nous savons le faire? Et pourquoi partageons-nous tous le même rêve d'un monde sans magie?
Ce qui soulevait une autre question. En supposant que la Terre soit un autre monde réel, mais à un niveau d'existence différent, les habitants de cet autre monde ne pensent-ils pas la même chose de nous? A savoir que nous ne sommes que le produit de leur imagination, que se passe-t-il quand celui qui rêve de nous meurt?"
Je viens de refermer ce roman de Patricia MacDonald que j'ai dévoré. Elle écrit dans la même lignée que Mary Higgins Clark et a vite été classée parmi les meilleurs auteurs de romans psychologiques à suspense.
C'est l'histoire d'un jeune garçon de 4ans, qui a disparu dans son jardin alors que sa mère s'absentait cinq minutes pour aller voir la petite soeur malade dans sa chambre. Pendant 11ans, Anna, la mère n'a cessé de croire son fils en vie, tandis que le père, Thomas, avait abandonné cette idée, et que leur fille, Tracy, s'enfonçait dans un mal être qu'elle essaie de cacher. Les voisins, Edward et Iris, les ont soutenus pendant toutes ces années, bien que l'homme riche soit très froid. Anna n'avait pas tort: après 11ans d'absence, Paul leur est rendu. Mais c'est un étranger, il ne les connait pas, ils ne le connaissent pas. Le ravisseur, dérangé mentalement, est en fuite, et c'est un sujet d'inquiètude constant pour la mère. La famille est détruite, et s'effrite de jour en jour. Mais le cauchemar n'est pas terminé...Que s'est-il passé réellement le jour de l'enlèvement? Paul ne peut répondre aux questions, il était bien trop jeune. Mais son comportement étrange et angoissant laisse supposer le pire...
Ce roman, bien écrit, bien ficelé, se lit facilement (trop vite même!). L'intrigue et l'énigme vous entraine au sein de la famille Lange, et ne vous laisse pas de répis jusqu'à la dernière page. L'histoire est aussi basée sur pas mal de psychologie qui entoure tous les personnages: l'obsession de la mère, la froideur du père, la jalousie de la soeur et sa froideur vis à vis de la mère, les angoisses du fils, le comportement versatile d'Edward...
A peine le bouquin précédent refermé, j'en ouvre un autre, et le dévore. "Et vos péchés seront pardonnés" de Nora Roberts a été un vrai régal!
J'ai eu quelques appréhensions en voyant que l'éditeur n'était autre que Harlequin, mais l'histoire me semblait pas mal, et j'avais eu une bonne (même excellent!) critique d'une lectrice avertie, j'ai nommé ma moman!
Le 15 août à Washington, une étudiante est retrouvée assassinée, puis une autre. Le point commun entre ces crimes? L'arme du crime: une étole de soie blanche, celle que porte les prêtres, qui a servie à étrangler les victimes. Sur chaque corps, une signature manuscrite: "Ses péchés seront pardonnés". Etrange! La presse a vite fait de surnommer le tueur "le prêtre". Cependant, l'enquête policière piétine, et il décide, après le troisième meurtre, de faire appel à un psychiatre pour déterminer le portrait psychologique du meurtrier. Le Dr Tess Court, petite-fille du sénateur, est appelée pour aider les inspecteurs Ben Paris et Ed Jackson à avancer.
Le tueur est méticuleux, met en scène chaque crime et choisit minutieusement ses victimes: de belles jeunes femmes blondes. Malgré toute l'attention portait sur l'enquête, les crimes continuent. Quelque chose leur échappe, mais quoi? Qui est ce tueur? Est-il véritablement un homme d'église ou simplement un fanatique religieux décidé à donner l'absolution à ses victimes dans le péché?
Le puzzle se met en place peu à peu, au centre duquel trône Tess Court, jeune, belle, et blonde...
Pourquoi Ben Paris déteste-t-il tant les psy? Son attirance pour la belle doctoresse pourra-t-elle dépasser cette haine? Tess est-elle réellement insensible au mal être des autres, ne peut-elle vivre que sous son étiquette de "psy"? Se permettra-t-elle de ne plus être parfaite?
Vous ouvrez ce livre pour entrer pleinement dans une enquête psycho-policière, longue et intrigante. Mais vous ne pourrez pas le refermer avant de savoir qui est ce "prêtre", et ça vous ne le saurez vraiment qu'à la fin du roman. Vous soupçonnerez bon nombre de personnages, mais vous ne vous attendrez pas à ça...
Un thriller déroutant, avec un scénario très bien ficelé, une intrigue qui vous tient en haleine, une écriture vivante et qui donne le ton de l'enquête, des personnages et de leur psychologie compliquée.
Voici un livre que j'ai lu il y a quelques temps. C'était ma deuxième approche de Werber après "Le livre du voyage".
"Thanatonautes"? Mais que signifie ce mot? C'est un terme inventé par les pionniers du continent de la mort. En grec, thanatos est la divinité de la mort, et nautès signifie "navigateur".
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RESUME:
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Tout commence avec Michael Pinson, enfant, qui fait sa première rencontre avec la mort à cause (ou plutôt grâce) au décès de son arrière-grand-mère Aglaë.
Ses parents, qui jugent la mort tabou (comme tous à cette époque) n'y vont pas de mains mortes avec leur fils: la mort est une chose affreuse, il ne faut pas en parler, et ils vont jusqu'à le forcer à pleurer la défunte. Michael, pour l'enterrement suivant (celui d'un oncle qu'il n'a d'ailleurs pas connu) se force à pleurer selon les "traditions". C'est au cimetière du Père-Lachaise qu'il fait connaissance d'un jeune garçon, Raoul Razorbak, assis sur la tombe de son père, tentant de communiquer avec lui. Une véritable amitié naît, concrétisée par de longues discussions se déroulant au cimetière.
Le jeune Raoul, depuis le suicide de son père, est fasciné par la mort d'autant plus qu'il est persuadé que son géniteur (savant-philosophe) s'est donné la mort volontairement afin de partir à la découverte de l'au-delà sur lequel il avait écrit une thèse ("La mort cette inconnue") qu'il a brulée avant de se suicider.
Quelques années plus tard (dans les années 2060), après que Michael et son ami Raoul se sont perdus de vue, le président Lucinder est victime d'un attentat qui lui est presque fatal. Celui-ci a vécu une NDE (near death experiences) et convoque un de ses ministres afin de le convaincre de lancer une recherche sur ce continent inconnu: la mort. L'homme politique contacte Raoul Razorbak qui accepte la mission avec joie (espèrant se mettre sur la voie des recherches de feu son père), et retrouve la trace de son ami d'enfance.
C'est ainsi que Raoul, Michael et Amandine Ballus, la charmante et versatile infirmière se lancent dans la grande aventure du "projet paradis".
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STRUCTURE:
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Ce livre se présente comme une autobiographie de Michael Pinson (narrateur et personnage) qui décrit sa formidable aventure de la découverte du continent ultime.
Mais le texte, composé de 301 courts chapîtres, ne se contente pas du simple (et pourtant si détaillé) récit de l'aventure de nos acolytes. En effet, celui-ci se mêle à des références permanentes à des mythologies de religions et peuples divers, à des références à un manuel d'histoire (fictif) postérieur au récit, à des extraits de la thèse, "La mort cette inconnue" de Francis Razorbak (fictive évidemment), ainsi qu'à des fiches de police et psychologiques (fictives, cela va s'en dire) qui permettent de mieux cerner les personnages.
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MON AVIS:
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Ce livre est, pour moi, absolument fabuleux! Une fois commencé, je n'ai pu m'empêcher de le dévorer. Il me semble que je suis rentrée dans le cercle des adorateurs de ce grand Werber.
Ce livre nous fait partir dans un monde inconnu, mystérieux, tabou mais qui nous attire malgré tout car chacun de nous, à un moment, nous nous sommes forcément posés la question: "Qu'est-ce que la mort, et qu'y a-t-il après?"
Et Werber nous en donne un portrait magnifique et remarquable. Certes, ce récit est pure fiction, mais l'auteur a le don de rendre réaliste le plus invraissemblable de ces histoires.
Mais attention, il ne faut pas considérer ce texte comme simple fiction d'une découverte de l'au-delà! Werber, à travers son texte, et c'est ce qu'il y a de plus intéressant, tente de nous montrer que toutes les religions (sectes y compris) n'en forment qu'une, et que seuls les messages, les rites, les images et les noms des dieux, saints et prophètes diffèrent.
Ce texte est à la fois une fiction, un recueil d'indices mythologiques, religieux, scientifiques, philosophiques (ponctués parfois de quelques références historiques)
J'ai été un peu déçue en m'apercevant qu'il y avait également une histoire sentimentale dans ce texte; je ne pensais vraiment pas que c'était le genre de Werber. Mais je me suis aperçue très vite que nous n'étions pas focalisés sur les relations en elles-mêmes mais sur les réactions des personnages: en effet, à travers les comportements et les caractères, nous comprenons mieux leur attente de leur vie, et ainsi ce qu'ils attendent de la mort et ce qu'ils y cherchent.
J'ai beaucoup aimé dans ce livre le fait que Werber pointe régulièrement le doigt sur le commerce, et la socièté de consommation en général. Sur ce point, bien que les éléments soient fictifs, le système qu'il présente est bien réel.
Et la fin...mais quelle fin...qui nous laisse sur notre faim! On regrette réellement que cette extraodinaire aventure se termine!
Mais, je ne vous en dirai pas plus car si je m'attarde plus, je sens bien que je vais tout révéler.
Ce livre peut nous amener à nous poser certaines questions ou à nous les reposer. Il nous fait ouvrir les yeux sur de nombreuses choses.
La seule petite chose qui m'a gênée (et encore, on s'y habitue très vite) c'est la structure de l'oeuvre. En fait, ces perpétuelles pauses dans le récit peuvent être exaspérantes car elles coupent souvent les événements fascinant au moment le plus important. Mais c'est ce que l'on appelle suspense et sur ce point, Werber a fait preuve de beaucoup de génie. (Je ne lui en tiens donc pas rigueur ^ ^)
Si vous aimez les histoires originales, les aventures croustillantes et le suspense: LISEZ WERBER!
Ayant été plus qu'émerveillée après lecture des "thanatonautes", je me suis lancée dans la suite "l'empire des anges".
Cela va être difficile de vous parler de ce livre sans vous dévoiler des éléments du livre précédent.
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L'EMPIRE DES ANGES:
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Le livre commence par la mort de notre héros, Michael Pinson. Il a été surpris dans son salon par un boeing 747. Il va donc redécouvrir ce continent inconnu qu'il a tant recherché, et en refait toutes les étapes. Il arrive donc à la pesée des âmes. Un homme doit atteindre un total de 600 points pour pouvoir passer au stade au-dessus (enfin, il découvrirait ce qui se cache derrière la montagne du 7eme monde). Malheureusement, Michael n'obtient pas ses 600 points; mais voilà que surgit son ange gardien (oui, car nous avons tous un ange gardien), Emile Zola, chargé de prendre la défense de son client. Les archanges, devant le défenseur acharné (vous comprendrez plus tard cet acharnement), se plient, et donnent les points à Michael. Possédant la totalité des points requis pour passer au niveau supérieur et ainsi donner fin aux perpétuelles réincarnations, Michael a le choix: retourner sur Terre pour d'autres réincarnations, ou devenir ange. Son choix est fait: il veut savoir ce qui se cache après ce monde (Les Dieux?Dieu?), il devient ange.
Il va être pris en charge par un ange instructeur, Edmond Wells, qui va lui apprendre à devenir "ange", car être ange, n'est pas un métier de tout repose.
Il doit prendre en charge trois clients (qu'il choisira dans le lac des Conceptions) qu'il devra suivre et aider tout au long de leur vie.
Les anges suivent leurs clients à l'aide de sphéres, qui reproduit une sorte d'écran et utilisent différentes solutions pour leur venir en aide. Mais les aides ne sont pas concrétes: signes, rêves, intuitions, et les chats.
Les anges se doivent de réaliser tous les rêves des clients, car bien entendu, ils ne sont pas manipulables à 100% car ils bénéficient d'un libre arbitre contre lequel les anges gardiens ne peuvent rien.
Michael Pinson choisit donc ces trois clients: Venus l'Américaine narcissique, Jacques le Français, le futur écrivain inconnu, et Igor l'enfant dont la mère ne veut pas. Et le voilà parti pour la grande aventure de ces trois vies...
Mais n'oublions pas ce cher Raoul Razorbak, qui fait sa réapparition! Lui aussi est devenu un ange, mais il s'ennuie! Il ne croit pas qu'un ange puisse réussir à faire obtenir à son client 600 points (car si un ange réussit cet exploit, il se verra doter du niveau 7 et verra ce qui se passe après le monde des anges)
Toujours poussé par son besoin de savoir, Raoul va pousser son ami à partir en sa compagnie à la recherche de ce monde inconnu...et ce sera avec l'aide de Freddy Meyer (ancien thanatonaute)
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STRUCTURE:
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L'organisation de ce texte est assez similaire à celle des "Thanatonautes".
En effet, le récit n'est pas seul composant du livre: au début du texte (et aussi vers la fin), Werber utilise les propos rapportés de gens ayant participés à un sondage dans la rue sur le thème "la mort"; puis, tout au long du texte, il y a des références constantes au texte de Edmond Wells, l'ange instructeur de Michael Pinson, "Encyclopédie du savoir relatif et absolu" (livre de Werber...).
Ces extraits sont parfois très intéressants, mais souvent, ils sont assez "barbants". Enfin, je suis sûre que d'autres les ont trouvés aussi intéressants les uns que les autres.
Le début de "L'empire des anges" n'est qu'un résumé de "Les thanatonautes". Evidemment, Werber n'a pas voulu trop s'attarder sur ce condensé, mais il me semble que les gens n'ayant pas lu le précédent peuvent comprendre (mais tout au long du texte il est possible de faire des rapprochements avec celui-ci, et sans cette lecture, plein de choses restent dans l'ombre)
Ce résumé peut paraître assez baclé, mais il n'est pas possible de faire autrement, car cela prendrait des porportions considérables.
La lecture est toujours aussi facile, l'écriture est simple, l'intrigue toujours aussi intéressante.
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MON AVIS:
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Je vous ai déjà un peu donné mon avis dans la structure du texte, mais cela ne suffit pas.
Tout d'abord, ce livre, bien qu'il m'ait plu, ne m'a pas autant passionné que le précédent. Il est très intéressant, j'ai bien accroché, l'intrigue est très bien ficelé. Mais lorsque j'ai lu la première partie du texte (lorsqu'il résume le livre précédent) il m'a semblé qu'il y avait quelques incohérences, pas très troublantes pour autant.
Ensuite, j'ai trouvé que ce texte était trop calqué sur le premier: par sa structure, par une partie de l'intrigue. En effet, le principal objectif de nos héros est toujours le même: aller plus loin dans l'inconnu...Jusque là aucun problème, mais cela peut devenir lassant.
J'ai également trouvé que la fin faisait trop penser à la fin du précédent: même type de procédé, donc on peut s'attendre à ce que cela finisse comme cela sans avoir lu la fin. Et ce que j'aime dans les livres, c'est une fin inattendue, alors ici, ce n'est pas vraiment le cas.
Une chose est sûre c'est que la fin nous laisse encore une fois sur notre faim, et ça s'est appréciable. A nous de laisser continuer notre imaginaire, nos croyances à fonctionner!
C'est encore une fois un livre qui laisse à réfléchir, avec encore une fois pour thème principal la mort, et ce qui s'y rattache. Toutes les croyances ne sont pas encore plus séparées qu'elles ne le sont dans notre société, mais bien au contraire, elles sont mises en parallèle et nous indiquent la même voie.
L'écriture est toujours aussi simple et agréable à lire. Ce n'est pas les quelques petits points négatifs que j'ai pu relevés qui vont m'arrêter dans ma lecture de Werber, bien au contraire.
Allez hop! Encore un livre dévoré rapidement. Ayant eu une bonne impression de cet auteur, Nora Roberts, je me suis décidée à sortir un autre de ces romans de la bibliothéque de ma mère. Et me voilà partie pour entamer la trilogie "L'île des trois soeurs", dont le premier volet s'intitule "Nell".
Situons l'histoire: Le roman s'ouvre sur trois soeurs sorcières, Feu, Air et Terre, au XVIIème siècle, à Salem. Besoin de préciser qu'il s'agit de la grande période de la chasse à la sorcière? Pour éviter de se faire prendre, elle décide de détacher un bout de terre du continent pour créer une île, "L'île des trois soeurs", sur laquelle elles seront en sécurité, et pourront créer leur famille sans crainte. Chacune d'elle est morte d'une façon spécifique et cela influencera la destinée de chacune des descendantes.
Et nous retrouvons leurs descendantes au XXIème siècle sur cette île: Mia (Feu), Ripley (Terre) et Nell (Air). Le premier volet est consacré à Nell, une belle jeune femme, au lourd passé. En effet, elle est en fuite, car elle a quitté son mari, Evan, violent et manipulateur, un homme riche, influent, et complétement barge. Elle débarque donc sur l'île, poussée vers elle tout au long de sa cavale, avec pour seuls bagage son sac à dos et sa vieille voiture d'occasion. Ayant organisé sa propre mort, elle vit dans la peur d'être retrouvée, et que son mari ne vienne la chercher.
Avant tout, elle doit se trouver un travail pour pouvoir payer son logement. Elle entre dans un café-librairie, et fait la rencontre de Mia, qui lui propose du travail, ainsi que la location d'un charmant cottage jaune. Mia a bien compris qu'il s'agissait de la troisième des soeurs. Elles étaient enfin réunies: Mia, Nell et Ripley. Mia, sorcière expérimentée, est en mauvaise relation avec Ripley qui refuse d'accepter ses dons et ce qu'elle est. Une belle amitié a été gachée à cause de cela. Mia se doit d'ouvrir les yeux de Nell sur sa véritable nature, ce que Nell va accepter (bien que très étonnée).
Nell, excellente cuisinière, se fait vite acceptée par les habitants de cette charmante île, se lie d'amitié avec Mia, ainsi qu'avec le shériff-adjoint Ripley et avec son frère Zach. Belle homme, qui l'aidera à surmonter sa peur, à franchir une étape, et à retrouver goût à l'amour.
Mais le mal rôde, Mia le sent bien et ça l'angoisse. Evan a retrouvé la trace de sa femme, et ceci est de mauvaise augure. Ainsi est la destinée de Nell/ Air, première des étapes à franchir...
J'ai adoré ce premier volet. L'histoire se tient, l'écriture est simple et prenante, on y trouve une pointe d'humour, de sentiment, d'émotion et surtout une grosse touche de magie et de fantastique. On ne s'ennuie pas du début à la fin, les surprises nous attendent au tournant de chaque page. Ca se lit bien et très vite.
Sachant que Nora Roberts écrit beaucoup dans l'édition Harlequin, j'ai eu quelques réticences en ce qui concerne l'histoire d'amour de ce premier volet. Eh bien, à vrai dire, j'ai été étonnée. Le dur passé de Nell, et ces peurs, font de cette histoire quelque chose qui sort de l'ordinaire...une vraie histoire d'amour de contes de fées...un brin magique ;)
Je viens de refermer le deuxième volet de la trilogie de Nora Roberts, et j'en suis tout autant ravie que pour le premier.
Pour la petite histoire: Il s'agit toujours de la fameuse île des Trois Soeurs créée par trois soeurs sorcières qui tentaient d'échapper aux chasseurs de sorcière de Salem au XVII ème siècle. Mortes dans des conditions particulières, la malédiction poursuit les descendantes. Et trois siècles plus tard, les soeurs devaient être réunies sur cette île, et vaincre celle-ci.
Le premier volet était consacrée à Nell, une femme battue ayant pris la fuite, et qui devait surmonter sa propre épreuve symbolisée par son mari qui l'a retrouvé.
Ce volet-ci est consacré au sheriff adjoint Ripley, soeur de Zack et Belle-soeur de Nell (soeur par descendance et sorcellerie). Elle va devoir vaincre le mal, pour ne pas recommencer la même erreur que Terre, pour ainsi éviter que l'île ne soit engloutie par la mer.
Elle est une femme assez masculine, sportive, à la répartie et à l'impolitesse facile. Les hommes sont pour elles des "objets sexuels", pas de place pour l'amour et toutes ces sottises. Ex-meilleure-amie de Mia, sorcière tout comme elle, elle refuse ses dons et sa véritable identité. Elle refoule le plus possible la magie, et refuse d'en entendre parler, au risque de devenir très agressive. Dans le premier tome, elle a du faire usage de la magie, et essaie maintenant de l'oublier. Malgré son sale caractère, c'est une femme protectrice, motivée, et prête à tout pour ceux qu'elle aime! Et elle va devoir le prouver! Ce volet reflète ses doutes, ses craintes, ses peurs, et va être son expérience d'un retour à la magie mais surtout de l'acceptation de ses dons.
Un homme du continent arrive sur l'île. Il s'agit de Mac Allister Booke, un scientifique amoureux fou des phénomènes paranormaux, guidé vers l'île pour effectuer ses recherches. Il connait tout de ce village, et cela l'enchante! Il se sent terriblement bien ici, comme si c'était chez lui...Tout comme Nell le ressentait! C'est un chercheur riche, maladroit, mais très habile et malin quand il s'agit de son travail. Il rencontre Ripley, et des sentiments étranges se font ressentir chez chacun...Une autre histoire d'amour? Etaient-ils destinés l'un à l'autre, comme Nell et Zach? Ripley laissera-t-elle Amour frapper à la porte de son coeur?
Pendant ce temps, sur le continent, Evan Remington, ex-mari de Nell, reçoit la visite d'un journaliste au sein de l'asile où on l'a enfermé. Ce journaliste veut écrire un livre sur Nell, qu'il trouve très courageuse, mais aussi sur l'étrange histoire de l'évènement de l'automne...Mais le mal rôde, et s'incarne en lui...Direction l'île des Trois soeurs. L'épreuve de Ripley va devoir être surmontée...
Nora Roberts nous ouvre encore une fois les portes de ce monde magique, où amour, suspense, humour, féerie, légende et malédiction se cotoient. Ce volet se lit aussi bien que le premier. En lisant celui-ci, je me suis rendue compte que l'auteur donnait beaucoup plus d'importance aux personnages qu'à l'action à proprement parler. La psychologie des personnages fait avancer l'histoire, certes, mais l'action (l'épreuve du "combat, si on peut l'appeler ainsi) ne prend que quelques pages. Ca ne gache rien à l'histoire, car le scénario est toujours aussi bien ficelée: des portes s'ouvrent à nous, et nous découvrons d'autres facettes des personnages et de leur vie (passée ou antérieure).
Je prends vraiment goût à cet auteur, et espère vite pouvoir lire le troisième volet, que je ne possède pas encore (je n'arrive pas à le trouver...grrr)
"Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.
Elle cachait - la scélérate ! -
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.
L'autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore."
Je trouvais que ce poème se prêtait bien à notre amie, et donc je me devais de vous le faire partager!
Les trois mousquetaires vous invitent à rejoindre leur forum "Nos Portes Ouvertes" où le maître mot est
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